Les maladies cardiaques chez le chien

Tout comme les humains, les chiens ne sont pas épargnés par les problèmes cardiaques. Ces problèmes apparaissent, le plus souvent, avec l’âge : en vieillissant, le cœur peut, en effet, se fatiguer et ne plus remplir correctement son rôle. Cependant, certaines pathologies cardiaques peuvent être présentes dès le plus jeune âge.Voici quelques informations sur le fonctionnement du cœur, les principales affections cardiaques pouvant apparaître chez le chien et les signes qui doivent vous alerter.

Alerte météo: orages!

Les chiens anxieux ne sont pas à la fête début juillet : entre les alertes météo concernant les orages, et les pétards du 14 juillet, ces pauvres toutous ont du souci à se faire …..

La phobie des orages

Elle se manifeste par des signes parfois spectaculaires :

Le chien peut japper, hurler, gémir, saliver, trembler, aller et venir dans la maison, se blesser en se jetant sur les meubles, uriner, voire détruire le mobilier …

Certaines races sont plus sensibles que d’autres : retrievers, caniches, collies et chiens de berger. La phobie de l’orage aurait ainsi une cause héréditaire. D’autres ont vécu une expérience traumatisante ou présentent un trouble anxieux pathologique.

En effet, si certains chiens sont peureux de nature, d’autres peuvent être terrorisés par le tonnerre s’ils ont été peu socialisés. Si votre chien vit seul et qu’il n’a jamais été confronté à des bruits inquiétants, il est normal qu’il soit si perturbé par le tonnerre.

Par ailleurs, si votre chien est resté coincé dehors le jour où un orage a éclaté sans avoir la possibilité de rentrer se mettre à l’abri, il garde très certainement des séquelles de cette expérience. Chaque coup de tonnerre ravive aujourd’hui ses angoisses.

 

                                                                               

Quelle attitude adopter dans cette situation ?

Il faut d’abord gérer la panique du chien :

  • Pour calmer son chien durant un orage, certains maîtres choisissent d’installer leur chien dans le lieu de la maison le plus insonorisé. Ainsi on peut installer le chien avec ses jouets préférés et son coussin.
  • On peut lui proposer également d’aller dans un lieu sécurisant pour lui : ça peut être une niche, une corbeille ou encore une cage de transport.
  • Certains chiens choisissent de se terrer durant cet épisode météorologique. Proposez lui alors, un carton pour qu’il puisse s’y réfugier, et faire son trou.
  • Pour détourner son attention et ainsi calmer son chien pendant un orage, le maître peut jouer avec lui, comme il le fait habituellement. Il peut lui donner à manger. Proposez-lui ses jouets sonores.
  • On peut disposer un diffuseur de phéromones apaisants dans la pièce ou un collier diffusant des phéromones directement sur le cou du chien : Adaptil, durée d’action de 4 semaines.
  • Essayer l’homéopathie : 5 granules de gelsénium 9CH toutes les 2 heures en cas de temps orageux et une dose de gelsenium 30 CH lors des premiers coups de tonnerre.
  • Essayer des anxiolytiques naturels : Zylkène, Anxitane, Canizen, demandez nous conseil pour le calcul des doses et le rythme d’administration.
  • Se procurer un manteau spécialement conçu pour les phobiques de l’orage :  Thundershirt ou Stormdefender (uniquement sur internet aux Etats-Unis ) ou essayez un manteau un peu serré autour du thorax et enveloppant,  qui rassure les chiens peureux.
                                                       

Traiter la cause du problème : DESENSIBILISER

  • Ne jamais montrer au chien sa peur, ne pas le rassurer, ce serait le conforter dans l’idée que sa peur est justifiée.
  • En s’y prenant longtemps à l’avance, on peut aider son chien en l’habituant petit à petit aux bruits du tonnerre. Il existe des CD de sons pré-enregistrés, que l’on va faire écouter chez soi, chaque jour à son chien, en augmentant petit à petit le son. Le petit “truc” c’est de jouer avec son chien pendant cette période d’adaptation, histoire de le faire “penser à autre chose”. Au bout d’environ deux semaines, vous constaterez que votre chien tolère nettement mieux ces sons.

 

  • Si votre chien est trop effrayé pour participer, baissez le volume et retentez l’expérience plus tard. Cela peut être un processus de longue haleine qui nécessite beaucoup de patience, mais votre chien finira par être beaucoup plus détendu pendant les orages.                                        
  • Si le chien est trop anxieux, reprendre les séances en associant des anxiolytiques pour aider l’apprentissage. Demandez-nous conseil.
  • Ne jamais obliger un chien à affronter sa peur de l’orage. Ne pas le punir. Vous risquez d’aggraver sa peur et de provoquer une réaction agressive due à la panique.

Tous ces conseils sont également valables pour les feux d’artifice, pétards du 14 juillet et coups de fusils. Nous nous tenons à votre disposition pour tout conseil.

                                                                                         
 

 

 

Sa santé est notre priorité

Les glandes anales

Ah, les glandes anales des chiens… on nous interroge souvent sur ces glandes, à priori inutiles et souvent sujettes à beaucoup de désagréments pour le chien et son propriétaire…

Que sont les glandes anales?                                                                   

Ce sont deux petits sacs, situés de part et d’autres de l’anus, débouchant par un petit canal dans le rectum à environ un centimètre du sphincter anal et produisant un liquide brun et malodorant. Ces sacs anaux jouent un rôle important dans la communication entre congénères. En effet, le chien marque son territoire en émettant une petite quantité de secrétion « parfumant » ses selles à chaque défécation ; de même, lorsque le chien éprouve une grande peur, il émet une petite quantité de ces secrétions qui agissent comme un signal pour les autres chiens : attention , danger ! 

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Qu’est -ce que l’engorgement des glandes anales?

Les chiens de compagnie ont souvent des selles moins dures que leurs ancêtres canins, ils sont moins soumis aux stress que procure une vie dans une nature hostile, et par conséquent ils vident moins fréquemment leurs glandes anales… ce qui entraîne un rétrécissement (on appelle cela une sténose) des canaux : les glandes anales, qui continuent de produire leurs sécrétions se remplissent mais ne peuvent plus se vidanger naturellement. Les premiers signes sont un inconfort pour le chien : il se retourne en regardant son arrière train, part parfois en courant comme une flèche, il se lèche la zone péri-anale, se frotte sur le sol (on appelle cela « faire le traîneau »). Souvent, le chien arbore une odeur déplaisante, qui marque également son lieu de couchage. On peut remarquer un gonflement de chaque côté de l’anus sur le périnée. L’engorgement des glandes anales peut aller jusqu’à l’abcèdation. Dans ce cas, la douleur est intense, le chien peut avoir de la fièvre et lorsque l’abcès perce, on remarque une fistule (petit trou de sortie) en regard de l’anus par lequel du sang et du pus s’écoule…

Comment vider les glandes anales?

Pour vidanger les glandes anales, mieux vaut mettre un gant en latex, l’odeur est franchement désagréable. Il faut se munir d’un papier absorbant. La technique consiste à placer son pouce et son index de part et d’autres de l’anus, à 5 heure et 7 heure si on considère l’anus comme une montre. Puis on palpe par pression les 2 petites glandes à travers la peau et on appuie vers le haut et le centre (toujours par rapport à notre montre) pour en vider le contenu.

                                                                                          

En cas de doute, il est préférable de consulter surtout si :

  • le chien éprouve une douleur
  • les glandes anales se remplissent fréquemment : en règle générale, il faut les vider 4 fois/an maximum
  • malgré une vidange, les glandes anales restent volumineuses : elles peuvent être le siège d’un cancer gravissime : l’adénocarcinome des sacs anaux.
  • le liquide exprimé est teinté de sang ou de pus

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Les allergies chez le chien et le chat

Tout comme l’humain, chiens et chats peuvent souffrir de diverses allergies : allergie d’origine alimentaire, allergie de contact, dermatite atopique causée par des allergènes environnementaux, ou encore dermatite allergique par piqûre de puces.

Les problèmes cutanés et autres pathologies qu’entraînent ces allergies doivent être diagnostiqués et traités le plus tôt possible, dès l’apparition des premiers symptômes.

La guérison passe à chaque fois par une bonne implication de la part du maître et… de son entourage.

 

Présentation

Importance des allergies

Si la médecine vétérinaire connaît bien, désormais, ce genre de pathologie et dispose de nombreuses solutions pour la soigner, l’essentiel est de consulter le vétérinaire sans attendre, dès les premiers troubles.

  • Une allergie alimentaire peut, outre les symptômes cutanés, occasionner des troubles digestifs (vomissements ou diarrhées) 
  • Une allergie parasitaire, une allergie de contact ou une dermatite atopique (dermatite liée à l’environnement) peuvent être source de problèmes cutanés plus ou moins sévères.

 

Un mécanisme de défense complexe

Le mécanisme de réaction à une allergie est très complexe.

En règle générale, une allergie va entraîner une réaction du système de défense de l’organisme. Le système immunitaire va « répondre » pour lutter contre le ou les agents responsables (allergènes) mais de façon exacerbée.

 

Méthodes diagnostiques et traitements

Les symptômes que l’on peut observer lors d’allergie ne sont pas spécifiques. Seul le vétérinaire pourra donc établir un diagnostic précis.

Si votre compagnon souffre de troubles allergiques, le vétérinaire recherchera, dans un premier temps, la cause du trouble : il essaiera de faire la différence entre une allergie de type alimentaire, une dermatite de contact, une allergie parasitaire ou à des aeroallergènes…

Il dispose pour cela de plusieurs techniques d’examen.

Après avoir lancé les investigations et examens nécessaires, il pourra soigner les symptômes à l’aide d’un traitement approprié (corticoïdes, antibiotiques, antihistaminiques, désensibilisation, immunoregulateurs) et de traitements locaux : shampooings, lotions, sprays…

 

Les différents types d’allergies

Il existe chez les animaux domestiques quatre grands types d’allergies.

L’allergie alimentaire

Elle peut toucher les jeunes animaux, à partir de l’âge de six mois, tout comme les adultes.

Généralement, le symptôme de départ est un prurit (vive démangeaison).

Plusieurs allergènes (trophallergènes) peuvent être responsables.

Il peut s’agir d’un aliment mais également d’un simple composant alimentaire (une seule protéine, par exemple), d’où la difficulté à l’identifier.

Viandes, œufs, poissons, céréales, agents de conservation, colorants ou émulsifiants : il suffit souvent d’un seul allergène pour déclencher l’allergie.

C’est “ce”  constituant “responsable” qu’il faudra trouver afin de l’éliminer de l’alimentation de votre animal.

La recherche de cet intrus se fait par élimination.

Pour cela, il faut mettre en place un régime appelé “régime d’éviction” dans lequel on procède par étapes : On commence par nourrir l’animal avec un aliment qu’il n’a jamais mangé. Le but est de parvenir à une disparition progressive des troubles.

Au fur et à mesure de la réintroduction d’aliments, la réapparition des troubles permettra ainsi de déterminer précisément le ou les aliments qui ne conviennent pas au chien ou au chat. Cela peut prendre un certain temps.

Le maître devra faire preuve de patience et de beaucoup d’implication. La réussite de ce test et la guérison de l’animal en dépendent.

Il est capital de veiller à bien suivre les conseils du vétérinaire et de faire en sorte que tout l’entourage familial et amical ne vienne pas troubler le régime. Tous les « à-côtés », parmi lesquels les friandises, devront absolument être éliminés afin que le régime d’éviction mis en place ne soit pas faussé.

Un animal allergique le restant toute sa vie, il faudra être vigilant. Il existe désormais des gammes de croquettes spécialisées (hypoallergéniques) disponibles chez votre vétérinaire et que ce dernier pourra vous prescrire.

Les allergies causées par les puces

Autre allergie qui peut toucher les chiens et les chats : celle occasionnée par les puces appelée DAPP (Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces) ou DHPP (Dermatite par Hypersensibilité aux Piqûres de Puces).

Certains chiens et chats sont, en effet, très sensibles aux piqûres de puces.

Ce type d’allergie provoquant des démangeaisons et occasionnant du grattage, voire une crise de prurit généralisée (démangeaisons sur l’ensemble du corps), il doit être traité rapidement sous peine de prendre des dimensions dramatiques. 
L’allergie aux piqûres de puces se traduit généralement par l’apparition de rougeurs et de boutons sous le ventre et derrière les cuisses, une perte de poils et de violentes démangeaisons sur la croupe, ainsi qu’autour de la queue.

Même si votre compagnon n’est pas sensible aux piqûres de puces au point de déclencher une allergie, il reste néanmoins très important de le traiter systématiquement  préventivement contre les puces et les parasites externes en général.

Attention, certains antiparasitaires utilisés chez le chien ne doivent pas l’être chez le chat. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui vous indiquera le produit le mieux adapté, notamment si chien et chat cohabitent.

(Rappelons qu’un traitement régulier contre les vers est également essentiel pour votre compagnon. Là encore, votre vétérinaire vous conseillera et établira avec vous un calendrier des traitements à réaliser (de 2 à 4 fois par an).

La dermatite atopique

Cette allergie trouve son origine dans l’environnement.

Elle est causée par l’hypersensibilité aux allergènes présents dans la maison ou à l’extérieur tels que : les acariens de poussière, les pollens ou les spores de moisissures…

Ces éléments déclenchent chez l’animal une réponse immunitaire excessive et peuvent provoquer des démangeaisons récurrentes (grattage, mordillements, léchage) avec irritations ou lésions cutanées subséquentes.

Ce type d’allergie peut avoir un caractère saisonnier en fonction des allergènes responsables.

La dermatite atopique est une cause fréquente de consultation. C’est l’une des dix principales raisons pour lesquelles les propriétaires d’animaux de compagnie consultent un vétérinaire et c’est l’une des allergies cutanées les plus courantes chez les chiens (elle affecte entre 10 et 15 % d’entre eux).

Les chats atteints de dermatite atopique souffrent de démangeaisons.

Celles-ci se manifestent souvent par un léchage/toilettage et un mordillement fréquents ainsi que, parfois, du grattage.

Mais les chats sont parfois mystérieux et il leur arrive de s’isoler pour se lécher et faire leur toilette, ce qui – pour le maître – complique la reconnaissance de l’affection.

Chez le chien, la dermatite atopique s’accompagne de démangeaisons qui peuvent être localisées ou s’étendre sur l’ensemble du corps.

On observe très fréquemment une otite, une conjonctivite et une atteinte podale (rougeur et démangeaisons entre les doigts et les coussinets).

Des lésions cutanées sont généralement également présentes : rougeur, “boutons »…

Souvent, outre les lésions cutanées liées à l’allergie elle-même, on observe des lésions secondaires liées aux surinfections bactériennes (Staphylocoques) et mycosiques (Malassezia).

La maladie est chronique, récurrente et nécessite une gestion et une prise en charge tout au long de la vie de l’animal.

Dans ce cas encore, le maître doit se montrer vigilant et s’impliquer pour la santé et le bien-être de son compagnon.

Des tests cutanés ou sanguins peuvent aider à déterminer le ou les allergène(s) au(x)quel(s) l’animal est sensible, permettant ainsi de mieux cibler le traitement.

Accessoires, ciment… quand l’allergie vient du contact

Enfin, à la longue liste des allergies s’ajoute celle dite de « contact ».

Plus rare, elle peut se manifester lorsque l’animal allergique se trouve au contact plus ou moins prolongé de certaines substances : ce peut être du ciment, du caoutchouc, du latex, mais aussi un produit de type assouplissant, un produit d’entretien, voire une seule substance contenue dans un accessoire !

Lors d’allergies de contact, les lésions cutanées se situent au point de contact avec l’allergène.

Si l’allergène se situe sur le sol, l’animal présentera des lésions sur le ventre, les pattes, le scrotum, le menton : toutes les parties qui sont en contact avec le sol.

Un animal peut aussi être allergique au plastique de sa gamelle ou de ses jouets (lésions sur les babines), ou encore au nickel contenu dans son collier ou sa médaille (lésions dans le cou)…

C’est pourquoi dans ce cas (mais aussi dans d’autres formes d’allergies notamment l’allergie alimentaire),  le vétérinaire pourra vous conseiller de changer les jouets, la gamelle ou le collier de votre petit compagnon.

Cet article vous est offert par Santé Vet, le spécialiste de l’assurance santé chien, chat et NAC.