Les allergies chez le chien et le chat

Tout comme l’humain, chiens et chats peuvent souffrir de diverses allergies : allergie d’origine alimentaire, allergie de contact, dermatite atopique causée par des allergènes environnementaux, ou encore dermatite allergique par piqûre de puces.

Les problèmes cutanés et autres pathologies qu’entraînent ces allergies doivent être diagnostiqués et traités le plus tôt possible, dès l’apparition des premiers symptômes.

La guérison passe à chaque fois par une bonne implication de la part du maître et… de son entourage.

 

Présentation

Importance des allergies

Si la médecine vétérinaire connaît bien, désormais, ce genre de pathologie et dispose de nombreuses solutions pour la soigner, l’essentiel est de consulter le vétérinaire sans attendre, dès les premiers troubles.

  • Une allergie alimentaire peut, outre les symptômes cutanés, occasionner des troubles digestifs (vomissements ou diarrhées) 
  • Une allergie parasitaire, une allergie de contact ou une dermatite atopique (dermatite liée à l’environnement) peuvent être source de problèmes cutanés plus ou moins sévères.

 

Un mécanisme de défense complexe

Le mécanisme de réaction à une allergie est très complexe.

En règle générale, une allergie va entraîner une réaction du système de défense de l’organisme. Le système immunitaire va « répondre » pour lutter contre le ou les agents responsables (allergènes) mais de façon exacerbée.

 

Méthodes diagnostiques et traitements

Les symptômes que l’on peut observer lors d’allergie ne sont pas spécifiques. Seul le vétérinaire pourra donc établir un diagnostic précis.

Si votre compagnon souffre de troubles allergiques, le vétérinaire recherchera, dans un premier temps, la cause du trouble : il essaiera de faire la différence entre une allergie de type alimentaire, une dermatite de contact, une allergie parasitaire ou à des aeroallergènes…

Il dispose pour cela de plusieurs techniques d’examen.

Après avoir lancé les investigations et examens nécessaires, il pourra soigner les symptômes à l’aide d’un traitement approprié (corticoïdes, antibiotiques, antihistaminiques, désensibilisation, immunoregulateurs) et de traitements locaux : shampooings, lotions, sprays…

 

Les différents types d’allergies

Il existe chez les animaux domestiques quatre grands types d’allergies.

L’allergie alimentaire

Elle peut toucher les jeunes animaux, à partir de l’âge de six mois, tout comme les adultes.

Généralement, le symptôme de départ est un prurit (vive démangeaison).

Plusieurs allergènes (trophallergènes) peuvent être responsables.

Il peut s’agir d’un aliment mais également d’un simple composant alimentaire (une seule protéine, par exemple), d’où la difficulté à l’identifier.

Viandes, œufs, poissons, céréales, agents de conservation, colorants ou émulsifiants : il suffit souvent d’un seul allergène pour déclencher l’allergie.

C’est “ce”  constituant “responsable” qu’il faudra trouver afin de l’éliminer de l’alimentation de votre animal.

La recherche de cet intrus se fait par élimination.

Pour cela, il faut mettre en place un régime appelé “régime d’éviction” dans lequel on procède par étapes : On commence par nourrir l’animal avec un aliment qu’il n’a jamais mangé. Le but est de parvenir à une disparition progressive des troubles.

Au fur et à mesure de la réintroduction d’aliments, la réapparition des troubles permettra ainsi de déterminer précisément le ou les aliments qui ne conviennent pas au chien ou au chat. Cela peut prendre un certain temps.

Le maître devra faire preuve de patience et de beaucoup d’implication. La réussite de ce test et la guérison de l’animal en dépendent.

Il est capital de veiller à bien suivre les conseils du vétérinaire et de faire en sorte que tout l’entourage familial et amical ne vienne pas troubler le régime. Tous les « à-côtés », parmi lesquels les friandises, devront absolument être éliminés afin que le régime d’éviction mis en place ne soit pas faussé.

Un animal allergique le restant toute sa vie, il faudra être vigilant. Il existe désormais des gammes de croquettes spécialisées (hypoallergéniques) disponibles chez votre vétérinaire et que ce dernier pourra vous prescrire.

Les allergies causées par les puces

Autre allergie qui peut toucher les chiens et les chats : celle occasionnée par les puces appelée DAPP (Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces) ou DHPP (Dermatite par Hypersensibilité aux Piqûres de Puces).

Certains chiens et chats sont, en effet, très sensibles aux piqûres de puces.

Ce type d’allergie provoquant des démangeaisons et occasionnant du grattage, voire une crise de prurit généralisée (démangeaisons sur l’ensemble du corps), il doit être traité rapidement sous peine de prendre des dimensions dramatiques. 
L’allergie aux piqûres de puces se traduit généralement par l’apparition de rougeurs et de boutons sous le ventre et derrière les cuisses, une perte de poils et de violentes démangeaisons sur la croupe, ainsi qu’autour de la queue.

Même si votre compagnon n’est pas sensible aux piqûres de puces au point de déclencher une allergie, il reste néanmoins très important de le traiter systématiquement  préventivement contre les puces et les parasites externes en général.

Attention, certains antiparasitaires utilisés chez le chien ne doivent pas l’être chez le chat. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui vous indiquera le produit le mieux adapté, notamment si chien et chat cohabitent.

(Rappelons qu’un traitement régulier contre les vers est également essentiel pour votre compagnon. Là encore, votre vétérinaire vous conseillera et établira avec vous un calendrier des traitements à réaliser (de 2 à 4 fois par an).

La dermatite atopique

Cette allergie trouve son origine dans l’environnement.

Elle est causée par l’hypersensibilité aux allergènes présents dans la maison ou à l’extérieur tels que : les acariens de poussière, les pollens ou les spores de moisissures…

Ces éléments déclenchent chez l’animal une réponse immunitaire excessive et peuvent provoquer des démangeaisons récurrentes (grattage, mordillements, léchage) avec irritations ou lésions cutanées subséquentes.

Ce type d’allergie peut avoir un caractère saisonnier en fonction des allergènes responsables.

La dermatite atopique est une cause fréquente de consultation. C’est l’une des dix principales raisons pour lesquelles les propriétaires d’animaux de compagnie consultent un vétérinaire et c’est l’une des allergies cutanées les plus courantes chez les chiens (elle affecte entre 10 et 15 % d’entre eux).

Les chats atteints de dermatite atopique souffrent de démangeaisons.

Celles-ci se manifestent souvent par un léchage/toilettage et un mordillement fréquents ainsi que, parfois, du grattage.

Mais les chats sont parfois mystérieux et il leur arrive de s’isoler pour se lécher et faire leur toilette, ce qui – pour le maître – complique la reconnaissance de l’affection.

Chez le chien, la dermatite atopique s’accompagne de démangeaisons qui peuvent être localisées ou s’étendre sur l’ensemble du corps.

On observe très fréquemment une otite, une conjonctivite et une atteinte podale (rougeur et démangeaisons entre les doigts et les coussinets).

Des lésions cutanées sont généralement également présentes : rougeur, “boutons »…

Souvent, outre les lésions cutanées liées à l’allergie elle-même, on observe des lésions secondaires liées aux surinfections bactériennes (Staphylocoques) et mycosiques (Malassezia).

La maladie est chronique, récurrente et nécessite une gestion et une prise en charge tout au long de la vie de l’animal.

Dans ce cas encore, le maître doit se montrer vigilant et s’impliquer pour la santé et le bien-être de son compagnon.

Des tests cutanés ou sanguins peuvent aider à déterminer le ou les allergène(s) au(x)quel(s) l’animal est sensible, permettant ainsi de mieux cibler le traitement.

Accessoires, ciment… quand l’allergie vient du contact

Enfin, à la longue liste des allergies s’ajoute celle dite de « contact ».

Plus rare, elle peut se manifester lorsque l’animal allergique se trouve au contact plus ou moins prolongé de certaines substances : ce peut être du ciment, du caoutchouc, du latex, mais aussi un produit de type assouplissant, un produit d’entretien, voire une seule substance contenue dans un accessoire !

Lors d’allergies de contact, les lésions cutanées se situent au point de contact avec l’allergène.

Si l’allergène se situe sur le sol, l’animal présentera des lésions sur le ventre, les pattes, le scrotum, le menton : toutes les parties qui sont en contact avec le sol.

Un animal peut aussi être allergique au plastique de sa gamelle ou de ses jouets (lésions sur les babines), ou encore au nickel contenu dans son collier ou sa médaille (lésions dans le cou)…

C’est pourquoi dans ce cas (mais aussi dans d’autres formes d’allergies notamment l’allergie alimentaire),  le vétérinaire pourra vous conseiller de changer les jouets, la gamelle ou le collier de votre petit compagnon.

Cet article vous est offert par Santé Vet, le spécialiste de l’assurance santé chien, chat et NAC.

 

 

 

 

La dilatation-torsion d’estomac

Le syndrome de dilatation torsion d’estomac est une urgence bien connue généralement des propriétaires de chiens de grandes races.

Il s’agit en fait d’un gonflement subit de l’estomac par des liquides et du gaz. L’estomac peut, suite à cette dilatation, se tordre. Si c’est le cas, le pronostic est très réservé et il faut se rendre de toute urgence chez votre vétérinaire.

 

Pourquoi est-ce grave?

Comme l’estomac est tordu sur son axe, le chien ne peut pas vomir (expulser le contenu de l’estomac dans l’oesophage) et de même, le contenu de l’estomac ne peut plus être évacué vers le duodénum. Le problème ne peut donc pas se résoudre tout seul.                        

                            Afficher l'image d'origineEn plus, quand l’estomac est tordu, ce sont aussi tous les vaisseaux sanguins qui irriguent l’estomac et les intestins qui seront tordus, limitant la vascularisation de ces différents organes et entraînant des ischémies voire des nécroses.

Comme le retour veineux de ces différents organes n’est plus correctement assuré, l’animal va rentrer petit à petit en état de choc. Des troubles cardiovasculaires importants compliqueront le tableau. L’état de choc s’aggravera jusqu’à la mort du chien.

 

Pourquoi l’estomac décide-t-il de se dilater et de se tordre?

On ne connaît pas réellement la cause du SDTE. Mais une chose est certaine, c’est que plusieurs dénominateurs communs peuvent être cités :

Le SDTE est plus fréquent chez les chiens de grandes races. Voire même les chiens de races dites « géantes », telles que : le Dogue Allemand (champion toutes catégories de la torsion d’estomac!), le lévrier Wolfhound, le Saint Bernard, le Bouvier Bernois et autres Bouviers, le Setter irlandais, le Boxer, le Labrador, le Golden Retriever, le Berger Allemand, le Doberman, … Attention cependant, les chiens de petites races ou de taille moyenne ne sont pas épargnés.
Souvent, juste avant le début de la dilatation de l’estomac, les propriétaires relatent

  • une prise de repas trop important en une seule fois. Il est donc important de donner plusieurs fois par jour (l’idéal étant 3x/jour) de petites quantités alimentaires à ces chiens de grandes races plutôt qu’un gros repas une seule fois par jour.
  • Une prise importante d’eau après un gros repas.
  • Un exercice violent juste après un repas. Il est donc important de ne pas laisser courir votre chien comme un fou après le repas.
    On peut aussi incriminer un stress ponctuel, à l’origine d’une hyperventilation qui pourrait faire avaler beaucoup d’air au chien, comme un orage, un feu d’artifice, un changement brutal d’environnement, …
    Quels sont les symptômes?
    Les symptômes d’un SDTE sont les suivants :Afficher l'image d'origine
    – Ventre gonflé et douloureux
    – Chien abattu
    – Chien qui salive beaucoup, qui tente de vomir mais sans succès
    – Chien qui respire rapidement
    – Etat de choc, coma, …
    Le SDTE est une urgence absolue, le pronostic vital étant engagé. Il convient de conduire le chien chez le vétérinaire au plus vite, la survie de l’animal étant une question d’heures voire de minutes!!
     

Quel est le traitement du SDTE?

Le seul et unique traitement du SDTE est un traitement chirurgical.

Le vétérinaire va hospitaliser votre chien, le mettre sous perfusion et tenter de contrôler l’état de choc et les troubles cardiovasculaires et métaboliques. Il va également tenter de sonder l’estomac de votre chien pour le décomprimer avant la chirurgie.

La chirurgie consiste en le replacement de l’estomac dans sa position physiologique (on « détord » l’estomac) et en la fixation de l’estomac à la paroi de l’abdomen afin de lui éviter de se tordre à nouveau (c’est ce qu’on appelle une gastropexie).

Après l’opération, le chien restera bien sûr hospitalisé chez le vétérinaire jusqu’à ce qu’il soit certain que toute complication soit écartée.

Vous l’aurez donc bien compris, le SDTE est une urgence vitale. Si vous avez le moindre doute de gonflement de l’abdomen sur votre chien (d’autant plus que c’est un chien de grande race), foncez dans un service d’urgences vétérinaires. Car si le pronostic d’un SDTE est toujours réservé, plus rapidement on prend le cas en charge, plus on a de chances de voirle chien s’en sortir !
 

Le chien sportif

                                                              Afficher l'image d'origine 

Eh oui, les chiens aussi pratiquent différents sports, et ils adorent cela !

Citons la chasse, l’agility, le cani-cross, le pistag , le fly-ball,  les courses de traineaux, et bien d’autres encore… Que ce soit pour le plaisir de bouger ou pour de véritables compétitions, préparer et optimiser les performances du chien sportif nécessitent quelques connaisSances indispensables :

 

L’alimentation du chien sportif :

Contrairement à l’organisme humain, qui tire l’essentiel de son énergie des glucides (sucres),l’organisme canin tire l’essentiel de son énergie des lipides (graisses). Le chien, et en particulier le chien sportif, doit donc en consommer en quantité importante, car les lipides sont le carburant dont il a besoin pour ses activités physiques.
Mais les protéines sont elles aussi indispensables à l’organisme du chien, comme à celui de l’homme. Dans le cas du chien sportif, elles doivent être d’excellente qualité (hautement assimilables) et données en quantité élevée. Les protéines permettent de construire et réparer les tissus musculaires.Les glucides, quant à eux nécessitent beaucoup d’oxygène pour être utilisés, et sont donc néfastes en période d’activité sportive, ils provoquent en effet essoufflement, fatigue, et crampes musculaires.

L’alimentation du chien sportif doit donc être riche en lipides et protides, et pauvre en glucides, le tout dans une ration de faible volume pour éviter les surcharges de l’estomac, pouvant aller jusqu’à la torsion d’estomac, dramatique chez les grands chiens.

Le chien actif doit bénéficier d’une alimentation non seulement spécifique à l’effort, mais également au type d’effort qu’il effectue

  • Un chien effectuant 2 à 3 entrainements par semaine nécessitera une ration équilibrée à 28-30% de protéines et 18-20% de lipides       
  • Un chien effectuant 1 entrainement par semaine se contentera de 20-22% de protéines et 10-12% de lipides
  • Un chien de traineau parcourant 20 à 30 km par jour dans le froid nécessitera 35-40% de protéines et 30-40% de lipides .                                 
        Il convient donc de vérifier sur les sacs la composition de la ration suivant le type d’effort que fournit le chien.

On veillera à apporter en complément à la ration alimentaire :

  • de la carnitine pour favoriser la combustion des graisses et donc booster l’activité du chien (Pet phos chien sportif, Carnitonic.)
  • des acides gras de type Omega 3 pour améliorer la circulation sanguine et le transport de l’oxygène (Actis omega3, Megaderm.)
  • des acides gras à chaîne courte, comme l’huile de Coprah, source d’énergie immédiatement disponible, pour les coups de barre !
  • des antioxydants, vitamine C ou E pour protéger les muscles contre les crampes (Tonivit,  Petphos chien sportif.)
  • des glycosaminoglycannes pour protéger les articulations et les ligaments (Seraquin, Fortiflex, Agilium, Flexivet …)
     

L’entraînement                                                                               

L’entraînement joue un rôle capital dans l’amélioration des capacités physiques du chien .On augmentera progressivement et régulièrement les séances d’entraînement.

  • Les chiens pratiquant l’agility ou le sprint, soumis à des efforts violents de courte durée, alterneront phases d’effort intense et temps de récupération incomplets. Le but est de développer la masse musculaire et d’apprendre à l’organisme à récupérer plus rapidement.
  • Les chiens pratiquant la chasse ou le canicross, soumis à des efforts modérés sur le long terme seront entrainés sur de longues distances avec des périodes de récupération complètes entre les séances, afin d’améliorer le rendement cardio-respiratoire du chien.

La prévention des blessures et des accidents

  • Pour éviter les courbatures et crampes, on veillera à effectuer une récupération active à la fin de la séance : 15 minutes de marche au pas actif, et éventuellement un massage des muscles des épaules, du dos et des cuisses de 10 minutes.                                            
  • L’hydratation pendant l’effort est également primordiale, les chiens de chasse doivent être abreuvés régulièrement dans la journée.
  • Les coussinets doivent être préparés avec des lotions tannantes (appliquées 2 à 3 fois par semaine, quinze jour avant le début de l’entrainement  (Canisport, Dermoscent, Winterpad) et seront inspectés à la fin de chaque séance, pour rechercher les blessures et engelures.
  • Les chiens âgés doivent consulter le vétérinaire afin de détecter les troubles cardiaques éventuels, ou l’apparition d’arthrose. Un chien âgé peut parfaitement faire du sport si les pathologies liées à l’âge sont détectées tôt et traitées en début d’évolution.
     

Les chiens seront  vaccinés correctement, en particulier contre la Leptospirose, surtout pour les chiens de chasse. Cette maladie, mortelle chez le chien se transmet par contact avec des eaux souillées par les urines de petits rongeurs contaminés. Les chiens en contact avec d’autres chiens lors des réunions sportives devront être vaccinés contre la Toux de chenil (vaccin Nobivac KC, administré par voie nasale.)
 

Le poids devra être surveillé, l’obésité majore les risques d’entorse et de pathologies ligamentaire .   

 

 

 

 

On surveillera les urines de l’animal après un effort violent, l’apparition d’urines colorées en rouge indique une rhabdomyolyse d’effort, maladie provoquée par une destruction des fibres musculaires, nécessitant une consultation en urgence chez un vétérinaire.

Il ne vous reste plus qu’à enfiler vos baskets ou vos bottes de chasse, et à  accompagner votre sportif à quatre pattes pour une séance d’exercice effrénée ! Vous avez toutes les informations pour en faire un champion… et n’hésitez pas à nous demander conseil : un chien motivé, un propriétaire avisé et un vétérinaire conseil : ça , c’est une dream-team!

                                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La leishmaniose

La leishmaniose est une maladie liée à la présence, au sein de l’organisme d’un animal, de petits parasites : les leishmanies. Ces derniers sont  transmis à un animal par la piqûre d’un insecte diptère  très proche du moustique.

La maladie est  fréquente chez le chien alors que le chat semble très peu réceptif.

L’homme, tout comme le chien, peut être contaminé.

Dans quelles zones géographiques la leishmaniose sévit-elle ?

La leishmaniose est présente sur tout le pourtour du bassin méditerranéen (en Europe : Espagne, France, Grèce, Italie, Portugal…)

En France, elle se rencontre principalement dans les régions : Provence-Alpes-Côte-D’azur, Corse, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées.

Elle s’étend vers le sud ouest et remonte de plus en plus vers le Nord, avec le réchauffement climatique.

 

 

Mode de transmission de la maladie

La transmission de la maladie est, le plus souvent, liée à la piqûre d’un diptère appelé phlébotome : une femelle phlébotome pique un chien porteur de leishmanies et absorbe des parasites dans son repas de sang. Ces derniers se multiplient dans le tube digestif de l’insecte qui, lors d’une nouvelle piqûre, va contaminer un autre animal par sa salive. Le phlébotome est particulièrement présent de mai à octobre et son activité est maximale au crépuscule.

La maladie peut également être transmise d’une femelle gestante à ses petits ou encore lors de transfusion sanguine.

La transmission directe du chien à l’homme n’est pas prouvée : l’homme est contaminé par la piqûre du phlébotome présent dans son milieu de vie.

Tableau clinique chez le chien

Chez un certain nombre de chiens, le développement du parasite est limité et ne se traduit par aucun signe clinique.

Chez les individus sensibles, les leishmanies vont progressivement contaminer les cellules de la moelle, du foie, de la rate, des ganglions, de la muqueuse digestive ou encore de la peau de l’animal atteint entraînant divers symptômes :

Dans les formes classiques, les animaux présentent :

– Un abattement et une fatigue marqués, d’abord après l’effort, puis en permanence

– Un amaigrissement progressif et une importante fonte musculaire (jeune animal ayant un aspect de vieux chien)

– de l’anémie puis des troubles de la coagulation.

– Divers troubles cutanés avec de possibles ulcérations sur les ailes du nez et les oreilles, des pertes de poils (dépilation du bord libre des oreilles ou du pourtour des yeux), épaississement important des coussinets, allongement des griffes…

– Des troubles oculaires

– Des troubles urinaires, le parasite pouvant générer des anomalies rénales à l’origine d’une grave insuffisance rénale.

– Une réaction généralisée avec augmentation de taille de la rate de l’animal et de l’ensemble des ganglions.

Le tableau clinique est très polymorphe et certains chiens pourront ne présenter qu’un seul de ces symptômes, voire une simple fatigue.

 

Par ailleurs, des formes atypiques de leishmaniose sont décrites:

– Des formes digestives,

– Des formes nerveuses (crises épileptiformes)

– Des atteintes ostéo-articulaires,

– Des formes généralisées foudroyantes, notamment chez le chiot

– Une atteinte cutanée avec apparition sur l’animal de nodules ou de pustules

Enfin, des chiens d’abord “résistants” à la maladie vont pouvoir exprimer divers symptômes de la leishmaniose suite à une diminution de leurs défenses immunitaires : notamment lors d’une autre maladie concomitante ou d’une fatigue générale (comme après une mise-bas par exemple)

Diagnostic de la maladie chez le chien et pronostic

La leishmaniose devra être suspectée chez un animal présentant un ou plusieurs des symptômes décrits précédemment et vivant ou ayant séjourné en région méditerranéenne. L’incubation de la maladie pouvant être très longue (plusieurs mois, voire plusieurs années), il convient d’y penser même pour des chiens ne vivant plus dans les régions concernées depuis longtemps.

Le plus souvent, un prélèvement sanguin  effectué par votre vétérinaire permettra le diagnostic de la maladie (soit directement à la clinique, soit par diverses méthodes d’analyse disponibles en laboratoire : IFI, ELISA, PCR).

Parfois la mise en évidence de la maladie nécessitera d’autres types d’examens tels que calques ou biopsies cutanés, ponctions ou biopsies des ganglions réactionnels ou de la rate, ponction de moelle osseuse, ponction de liquide synovial…

Le pronostic dépend beaucoup du stade auquel la maladie est décelée. Il sera extrêmement réservé chez les chiens pour lesquels la leishmaniose est diagnostiquée lorsque la fonction rénale est déjà altérée ou lorsqu’une grave anémie est présente.

Traitement

Pour les animaux sensibles au parasite, la maladie va évoluer, en l’absence de traitement spécifique, vers une insuffisance rénale mortelle.

Le traitement classique de la leishmaniose consiste en un traitement à base d’Antimoniate de méglumine (Glucantime) administré tous les jours par injection pendant 1 mois, associé à de l’allopurinol (Zyloric) par voie orale administré pendant de longs mois afin de limiter les risques de rechute.

Une surveillance clinique régulière de l’animal leishmanien doit être réalisée (surveillance de la fonction rénale, de l’absence d’anémie, de l’évolution des symptômes après mise en place du traitement…) et des analyses sanguines successives permettront de vérifier l’évolution de la maladie.

Prévention de la leishmaniose
La leishmaniose est une maladie grave, engageant le pronostic vital de l’animal, dont le diagnostic n’est pas toujours aisé et dont le traitement est lourd et coûteux. Elle sévit dans plus d’une vingtaine de départements français.

Il s’agit, par ailleurs, d’une maladie transmissible à l’homme. Le chien, bien qu’il ne soit pas forcément directement responsable de la contamination humaine, constitue un important réservoir du parasite (y compris les chiens porteurs du parasite mais n’exprimant pas la maladie).

La protection de votre compagnon contre ce parasite est donc primordiale tant pour le chien lui-même que pour éviter la propagation de la maladie.

●    Prévention contre les piqûres

pour assurer la meilleure  prévention contre les piqûres de phlébotomes, il convient :

– D’éliminer toute source d’eau stagnante à proximité des habitations

– De rentrer les animaux le soir

– De limiter le risque de piqûres par l’application de produits antiparasitaires actifs contre les phlébotomes ( spray insecticide, collier imprégné de deltaméthrine ou pipette à base de perméthrine à appliquer sur l’animal toutes les 3 semaines)

Ce traitement doit être poursuivi tant que durent les grandes chaleurs (quasiment jusqu’à octobre dans les régions chaudes où sévit la leishmaniose)

Attention, tous les antiparasitaires ne sont pas actifs contre les phlébotomes et ceux qui le sont sont à réserver au chien (toxiques chez le chat). N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

●    Vaccination

Un vaccin contre la leishmaniose canine est désormais disponible.

Il est très vivement conseillé pour tous les chiens vivants dans les départements où sévit la leishmaniose ainsi que pour tous ceux qui y passent  leurs vacances.

Il peut être administré à partir de l’âge de 6 mois chez tout chien non contaminé (un test sanguin permettra de vérifier que l’animal n’est pas déjà porteur de la maladie).

La première année, trois injections de primo-vaccination doivent être réalisées (les deuxième et troisième injections sont administrées respectivement trois semaines et six semaines après la première vaccination).

Les rappels s’effectuent ensuite tous les ans.

L’injection vaccinale ne peut pas être réalisée en même temps que les vaccinations habituelles de votre chien (prévention contre maladie de carré, hépatite de rubarth, leptospirose, parvovirose, rage). Un délai d’un mois minimum sera respecté entre ces vaccinations et le vaccin contre la leishmaniose.

La leishmaniose est une pathologie grave voire mortelle, transmise par un insecte cousin du moustique, contre laquelle il est indispensable de protéger votre chien si vous vivez en zone contaminée ou si vous projetez d’y passer des vacances.

 

Cet article est protégé par copyright  © Vetup 

 

La leptospirose, une maladie grave

Il était une fois une maladie transmissible du chien à l’homme …

Qu’est-ce que la leptospirose ?                                                                   

La leptospirose est une maladie grave. C’est une zoonose, c’est-à-dire une maladie infectieuse susceptible d’être transmise par les animaux à l’homme et réciproquement.

Elle est provoquée par des bactéries, les leptospires, répandues dans le monde entier. Il en existe plusieurs variétés. Elles peuvent se maintenir plus ou moins facilement dans certains milieux propices à la contamination des hommes et des animaux.

Ainsi, l’eau douce est la principale source de contamination.

Transmission et contamination des différentes espèces          

Les rongeurs, et en particulier les rats, sont les principaux réservoirs de la maladie. Ils disséminent les leptospires dans l’environnement, et notamment dans l’eau douce, par voie urinaire.

La leptospirose se contracte le plus souvent par contamination indirecte, lors d’activités en relation avec l’eau douce (lacs, étangs, eaux souillées ou boueuses …).

La contamination peut aussi être directe, à l’occasion d’une morsure ou d’un contact avec les urines d’animaux malades.

Quels sont les signes de la maladie chez l’homme ?

Les premiers signes cliniques apparaissent en moyenne une à deux semaines après la contamination et peuvent faire penser à une simple grippe :

  • fièvre élevée (en général >39°)
  • douleurs articulaires et/ou musculaires
  • douleurs abdominales
  • forts maux de tête

Ils peuvent ensuite s’aggraver 4 à 5 jours plus tard et s’étendre au foie, aux reins, aux poumons …

Des complications oculaires (uvéite, kératite) tardives peuvent également survenir. Si la maladie est prise en charge précocement, la guérison peut se faire sans séquelle. Dans le cas contraire, la maladie peut être mortelle dans 5 à 20 % des cas.

Comment les leptospires affectent-elles mon chien ?

Une fois mon chien contaminé par les bactéries, celles-ci se multiplient rapidement dans son sang et peuvent ainsi atteindre les organes, causant des dommages aux reins, au foie …

Quels sont les signes de la maladie chez le chien ?                

Les symptômes les plus fréquents sont tout d’abord :

  • fièvre,
  • anorexie,
  • abattement.

Puis :

  • diarrhée/vomissements (éventuellement avec du sang),
  • problèmes rénaux (ex : difficultés à uriner),
  • problèmes hépatiques (ex : la jaunisse),
  • problèmes pulmonaires.

L’état de l’animal peut se dégrader rapidement et les risques de mortalité sont réels. Toutefois, ces signes cliniques n’étant pas spécifiques à la leptospirose, il est très difficile de la diagnostiquer avec certitude. Pour cette raison, votre vétérinaire pourra procéder à des tests afin de confirmer la maladie.

Quelles mesures de protection pour vous et votre animal ?

  • vacciner votre chien
  • éviter la baignade dans les mares, étangs ou rivières contaminés
  • lutter contre les rats
  • stocker vos ordures ménagères dans des containers fermés   

En cas de doute, par mesure de précaution, isoler tous les chiens présentant des symptomes susceptibles d’être causés par la maladie, et les manipuler avec précaution (gants, blouse …). Contacter d’urgence votre vétérinaire.

La vaccination, une solution de prévention simple et efficace

La vaccination nécessite au moins deux injections de primo-vaccination, espacées de 2 à 4 semaines, quel que soit l’âge de votre animal. Il est indispensable de réaliser au moins un rappel annuel.

                                           

Du fait de la grande variété des leptospires, un chien vacciné peut tout de même attraper la maladie. La protection sera alors fonction de la variété rencontrée. Néanmoins, la vaccination de votre chien reste le meilleur moyen d’éviter les formes les plus graves et contribue au recul de la maladie en France.

La recherche ne cesse de progresser, contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de vie de votre animal. Le vaccin contre la leptospirose a été actualisé et est désormais plus efficace. Nous vous proposerons désormais le nouveau vaccin, appelé L4 lors de la vaccination annuelle de votre animal.