Les bilans préopératoires

Votre chien ou votre chat va subir une intervention chirurgicale ? Peut-être votre vétérinaire vous a-t-il alors recommandé de réaliser un bilan sanguin préalable.
En effet, votre vétérinaire procède, avant toute chirurgie, à un examen clinique approfondi de votre animal afin de s’assurer qu’il est apte à être anesthésié et opéré. Toutefois, certaines anomalies ne peuvent pas être mises en évidence par un examen clinique classique. Des analyses de sang sont alors nécessaires pour vérifier que votre petit compagnon est capable d’éliminer convenablement les produits anesthésiques, qu’il ne présente pas de troubles de la coagulation, d’anémie ou encore de maladie pour le moment asymptomatique…

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Les allergies chez le chien et le chat

Tout comme l’humain, chiens et chats peuvent souffrir de diverses allergies : allergie d’origine alimentaire, allergie de contact, dermatite atopique causée par des allergènes environnementaux, ou encore dermatite allergique par piqûre de puces.

Les problèmes cutanés et autres pathologies qu’entraînent ces allergies doivent être diagnostiqués et traités le plus tôt possible, dès l’apparition des premiers symptômes.

La guérison passe à chaque fois par une bonne implication de la part du maître et… de son entourage.

 

Présentation

Importance des allergies

Si la médecine vétérinaire connaît bien, désormais, ce genre de pathologie et dispose de nombreuses solutions pour la soigner, l’essentiel est de consulter le vétérinaire sans attendre, dès les premiers troubles.

  • Une allergie alimentaire peut, outre les symptômes cutanés, occasionner des troubles digestifs (vomissements ou diarrhées) 
  • Une allergie parasitaire, une allergie de contact ou une dermatite atopique (dermatite liée à l’environnement) peuvent être source de problèmes cutanés plus ou moins sévères.

 

Un mécanisme de défense complexe

Le mécanisme de réaction à une allergie est très complexe.

En règle générale, une allergie va entraîner une réaction du système de défense de l’organisme. Le système immunitaire va « répondre » pour lutter contre le ou les agents responsables (allergènes) mais de façon exacerbée.

 

Méthodes diagnostiques et traitements

Les symptômes que l’on peut observer lors d’allergie ne sont pas spécifiques. Seul le vétérinaire pourra donc établir un diagnostic précis.

Si votre compagnon souffre de troubles allergiques, le vétérinaire recherchera, dans un premier temps, la cause du trouble : il essaiera de faire la différence entre une allergie de type alimentaire, une dermatite de contact, une allergie parasitaire ou à des aeroallergènes…

Il dispose pour cela de plusieurs techniques d’examen.

Après avoir lancé les investigations et examens nécessaires, il pourra soigner les symptômes à l’aide d’un traitement approprié (corticoïdes, antibiotiques, antihistaminiques, désensibilisation, immunoregulateurs) et de traitements locaux : shampooings, lotions, sprays…

 

Les différents types d’allergies

Il existe chez les animaux domestiques quatre grands types d’allergies.

L’allergie alimentaire

Elle peut toucher les jeunes animaux, à partir de l’âge de six mois, tout comme les adultes.

Généralement, le symptôme de départ est un prurit (vive démangeaison).

Plusieurs allergènes (trophallergènes) peuvent être responsables.

Il peut s’agir d’un aliment mais également d’un simple composant alimentaire (une seule protéine, par exemple), d’où la difficulté à l’identifier.

Viandes, œufs, poissons, céréales, agents de conservation, colorants ou émulsifiants : il suffit souvent d’un seul allergène pour déclencher l’allergie.

C’est “ce”  constituant “responsable” qu’il faudra trouver afin de l’éliminer de l’alimentation de votre animal.

La recherche de cet intrus se fait par élimination.

Pour cela, il faut mettre en place un régime appelé “régime d’éviction” dans lequel on procède par étapes : On commence par nourrir l’animal avec un aliment qu’il n’a jamais mangé. Le but est de parvenir à une disparition progressive des troubles.

Au fur et à mesure de la réintroduction d’aliments, la réapparition des troubles permettra ainsi de déterminer précisément le ou les aliments qui ne conviennent pas au chien ou au chat. Cela peut prendre un certain temps.

Le maître devra faire preuve de patience et de beaucoup d’implication. La réussite de ce test et la guérison de l’animal en dépendent.

Il est capital de veiller à bien suivre les conseils du vétérinaire et de faire en sorte que tout l’entourage familial et amical ne vienne pas troubler le régime. Tous les « à-côtés », parmi lesquels les friandises, devront absolument être éliminés afin que le régime d’éviction mis en place ne soit pas faussé.

Un animal allergique le restant toute sa vie, il faudra être vigilant. Il existe désormais des gammes de croquettes spécialisées (hypoallergéniques) disponibles chez votre vétérinaire et que ce dernier pourra vous prescrire.

Les allergies causées par les puces

Autre allergie qui peut toucher les chiens et les chats : celle occasionnée par les puces appelée DAPP (Dermatite par Allergie aux Piqûres de Puces) ou DHPP (Dermatite par Hypersensibilité aux Piqûres de Puces).

Certains chiens et chats sont, en effet, très sensibles aux piqûres de puces.

Ce type d’allergie provoquant des démangeaisons et occasionnant du grattage, voire une crise de prurit généralisée (démangeaisons sur l’ensemble du corps), il doit être traité rapidement sous peine de prendre des dimensions dramatiques. 
L’allergie aux piqûres de puces se traduit généralement par l’apparition de rougeurs et de boutons sous le ventre et derrière les cuisses, une perte de poils et de violentes démangeaisons sur la croupe, ainsi qu’autour de la queue.

Même si votre compagnon n’est pas sensible aux piqûres de puces au point de déclencher une allergie, il reste néanmoins très important de le traiter systématiquement  préventivement contre les puces et les parasites externes en général.

Attention, certains antiparasitaires utilisés chez le chien ne doivent pas l’être chez le chat. N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire qui vous indiquera le produit le mieux adapté, notamment si chien et chat cohabitent.

(Rappelons qu’un traitement régulier contre les vers est également essentiel pour votre compagnon. Là encore, votre vétérinaire vous conseillera et établira avec vous un calendrier des traitements à réaliser (de 2 à 4 fois par an).

La dermatite atopique

Cette allergie trouve son origine dans l’environnement.

Elle est causée par l’hypersensibilité aux allergènes présents dans la maison ou à l’extérieur tels que : les acariens de poussière, les pollens ou les spores de moisissures…

Ces éléments déclenchent chez l’animal une réponse immunitaire excessive et peuvent provoquer des démangeaisons récurrentes (grattage, mordillements, léchage) avec irritations ou lésions cutanées subséquentes.

Ce type d’allergie peut avoir un caractère saisonnier en fonction des allergènes responsables.

La dermatite atopique est une cause fréquente de consultation. C’est l’une des dix principales raisons pour lesquelles les propriétaires d’animaux de compagnie consultent un vétérinaire et c’est l’une des allergies cutanées les plus courantes chez les chiens (elle affecte entre 10 et 15 % d’entre eux).

Les chats atteints de dermatite atopique souffrent de démangeaisons.

Celles-ci se manifestent souvent par un léchage/toilettage et un mordillement fréquents ainsi que, parfois, du grattage.

Mais les chats sont parfois mystérieux et il leur arrive de s’isoler pour se lécher et faire leur toilette, ce qui – pour le maître – complique la reconnaissance de l’affection.

Chez le chien, la dermatite atopique s’accompagne de démangeaisons qui peuvent être localisées ou s’étendre sur l’ensemble du corps.

On observe très fréquemment une otite, une conjonctivite et une atteinte podale (rougeur et démangeaisons entre les doigts et les coussinets).

Des lésions cutanées sont généralement également présentes : rougeur, “boutons »…

Souvent, outre les lésions cutanées liées à l’allergie elle-même, on observe des lésions secondaires liées aux surinfections bactériennes (Staphylocoques) et mycosiques (Malassezia).

La maladie est chronique, récurrente et nécessite une gestion et une prise en charge tout au long de la vie de l’animal.

Dans ce cas encore, le maître doit se montrer vigilant et s’impliquer pour la santé et le bien-être de son compagnon.

Des tests cutanés ou sanguins peuvent aider à déterminer le ou les allergène(s) au(x)quel(s) l’animal est sensible, permettant ainsi de mieux cibler le traitement.

Accessoires, ciment… quand l’allergie vient du contact

Enfin, à la longue liste des allergies s’ajoute celle dite de « contact ».

Plus rare, elle peut se manifester lorsque l’animal allergique se trouve au contact plus ou moins prolongé de certaines substances : ce peut être du ciment, du caoutchouc, du latex, mais aussi un produit de type assouplissant, un produit d’entretien, voire une seule substance contenue dans un accessoire !

Lors d’allergies de contact, les lésions cutanées se situent au point de contact avec l’allergène.

Si l’allergène se situe sur le sol, l’animal présentera des lésions sur le ventre, les pattes, le scrotum, le menton : toutes les parties qui sont en contact avec le sol.

Un animal peut aussi être allergique au plastique de sa gamelle ou de ses jouets (lésions sur les babines), ou encore au nickel contenu dans son collier ou sa médaille (lésions dans le cou)…

C’est pourquoi dans ce cas (mais aussi dans d’autres formes d’allergies notamment l’allergie alimentaire),  le vétérinaire pourra vous conseiller de changer les jouets, la gamelle ou le collier de votre petit compagnon.

Cet article vous est offert par Santé Vet, le spécialiste de l’assurance santé chien, chat et NAC.

 

 

 

 

Le chien sportif

                                                              Afficher l'image d'origine 

Eh oui, les chiens aussi pratiquent différents sports, et ils adorent cela !

Citons la chasse, l’agility, le cani-cross, le pistag , le fly-ball,  les courses de traineaux, et bien d’autres encore… Que ce soit pour le plaisir de bouger ou pour de véritables compétitions, préparer et optimiser les performances du chien sportif nécessitent quelques connaisSances indispensables :

 

L’alimentation du chien sportif :

Contrairement à l’organisme humain, qui tire l’essentiel de son énergie des glucides (sucres),l’organisme canin tire l’essentiel de son énergie des lipides (graisses). Le chien, et en particulier le chien sportif, doit donc en consommer en quantité importante, car les lipides sont le carburant dont il a besoin pour ses activités physiques.
Mais les protéines sont elles aussi indispensables à l’organisme du chien, comme à celui de l’homme. Dans le cas du chien sportif, elles doivent être d’excellente qualité (hautement assimilables) et données en quantité élevée. Les protéines permettent de construire et réparer les tissus musculaires.Les glucides, quant à eux nécessitent beaucoup d’oxygène pour être utilisés, et sont donc néfastes en période d’activité sportive, ils provoquent en effet essoufflement, fatigue, et crampes musculaires.

L’alimentation du chien sportif doit donc être riche en lipides et protides, et pauvre en glucides, le tout dans une ration de faible volume pour éviter les surcharges de l’estomac, pouvant aller jusqu’à la torsion d’estomac, dramatique chez les grands chiens.

Le chien actif doit bénéficier d’une alimentation non seulement spécifique à l’effort, mais également au type d’effort qu’il effectue

  • Un chien effectuant 2 à 3 entrainements par semaine nécessitera une ration équilibrée à 28-30% de protéines et 18-20% de lipides       
  • Un chien effectuant 1 entrainement par semaine se contentera de 20-22% de protéines et 10-12% de lipides
  • Un chien de traineau parcourant 20 à 30 km par jour dans le froid nécessitera 35-40% de protéines et 30-40% de lipides .                                 
        Il convient donc de vérifier sur les sacs la composition de la ration suivant le type d’effort que fournit le chien.

On veillera à apporter en complément à la ration alimentaire :

  • de la carnitine pour favoriser la combustion des graisses et donc booster l’activité du chien (Pet phos chien sportif, Carnitonic.)
  • des acides gras de type Omega 3 pour améliorer la circulation sanguine et le transport de l’oxygène (Actis omega3, Megaderm.)
  • des acides gras à chaîne courte, comme l’huile de Coprah, source d’énergie immédiatement disponible, pour les coups de barre !
  • des antioxydants, vitamine C ou E pour protéger les muscles contre les crampes (Tonivit,  Petphos chien sportif.)
  • des glycosaminoglycannes pour protéger les articulations et les ligaments (Seraquin, Fortiflex, Agilium, Flexivet …)
     

L’entraînement                                                                               

L’entraînement joue un rôle capital dans l’amélioration des capacités physiques du chien .On augmentera progressivement et régulièrement les séances d’entraînement.

  • Les chiens pratiquant l’agility ou le sprint, soumis à des efforts violents de courte durée, alterneront phases d’effort intense et temps de récupération incomplets. Le but est de développer la masse musculaire et d’apprendre à l’organisme à récupérer plus rapidement.
  • Les chiens pratiquant la chasse ou le canicross, soumis à des efforts modérés sur le long terme seront entrainés sur de longues distances avec des périodes de récupération complètes entre les séances, afin d’améliorer le rendement cardio-respiratoire du chien.

La prévention des blessures et des accidents

  • Pour éviter les courbatures et crampes, on veillera à effectuer une récupération active à la fin de la séance : 15 minutes de marche au pas actif, et éventuellement un massage des muscles des épaules, du dos et des cuisses de 10 minutes.                                            
  • L’hydratation pendant l’effort est également primordiale, les chiens de chasse doivent être abreuvés régulièrement dans la journée.
  • Les coussinets doivent être préparés avec des lotions tannantes (appliquées 2 à 3 fois par semaine, quinze jour avant le début de l’entrainement  (Canisport, Dermoscent, Winterpad) et seront inspectés à la fin de chaque séance, pour rechercher les blessures et engelures.
  • Les chiens âgés doivent consulter le vétérinaire afin de détecter les troubles cardiaques éventuels, ou l’apparition d’arthrose. Un chien âgé peut parfaitement faire du sport si les pathologies liées à l’âge sont détectées tôt et traitées en début d’évolution.
     

Les chiens seront  vaccinés correctement, en particulier contre la Leptospirose, surtout pour les chiens de chasse. Cette maladie, mortelle chez le chien se transmet par contact avec des eaux souillées par les urines de petits rongeurs contaminés. Les chiens en contact avec d’autres chiens lors des réunions sportives devront être vaccinés contre la Toux de chenil (vaccin Nobivac KC, administré par voie nasale.)
 

Le poids devra être surveillé, l’obésité majore les risques d’entorse et de pathologies ligamentaire .   

 

 

 

 

On surveillera les urines de l’animal après un effort violent, l’apparition d’urines colorées en rouge indique une rhabdomyolyse d’effort, maladie provoquée par une destruction des fibres musculaires, nécessitant une consultation en urgence chez un vétérinaire.

Il ne vous reste plus qu’à enfiler vos baskets ou vos bottes de chasse, et à  accompagner votre sportif à quatre pattes pour une séance d’exercice effrénée ! Vous avez toutes les informations pour en faire un champion… et n’hésitez pas à nous demander conseil : un chien motivé, un propriétaire avisé et un vétérinaire conseil : ça , c’est une dream-team!

                                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halte aux idées reçues !

Voici un échantillon des idées reçues entendues le plus fréquemment…

Certaines révélations vont sûrement vous surprendre car vous aussi étiez peut-être persuadés que ces rumeurs étaient vraies !
 

Pour savoir si mon chien a de la fièvre, je dois vérifier si sa truffe est chaude.

Voici une idée fausse très répandue !

Toucher la truffe de son chien n’est pas un bon moyen pour savoir si son animal a de la fièvre ou non. Ce n’est absolument pas fiable !
Un chien peut être en bonne santé et avoir la truffe chaude (par exemple l’été en plein soleil !) et inversement, un chien fiévreux peut avoir la truffe froide.
La seule méthode fiable pour savoir si un animal a de la fièvre est l’utilisation d’un thermomètre rectal, sachant que la température normale d’un chien est d’environ 38.5 °C .                                                    

Un chat qui est insuffisant rénal chronique n’urine plus.

L’insuffisance rénale chronique correspond à une défaillance des reins.
Le rôle des reins est de filtrer le sang et d’éliminer les déchets métaboliques.

Lorsqu’ils sont défaillants, les déchets s’accumulent dans le sang et ne sont plus éliminés mais l’urine est néanmoins produite de façon normale.
Un chat insuffisant rénal a même plutôt tendance à boire davantage et uriner beaucoup ! Ceci est même un signe très évocateur d’insuffisance rénale chronique et il est capital d’en parler à votre vétérinaire si vous l’observez chez votre minou.

 
Mon chien se vermifuge tout seul : il mange de l’herbe !

Cette idée reçue vient du fait qu’un chien vomit souvent après avoir mangé de l’herbe. Et s’il est parasité, il est possible de voir des vers sortir quand le chien vomit.

                                                                

Les gens disent alors qu’il “se purge”.
Mais l’herbe n’est en aucun cas un vermifuge ! Elle n’est pas capable de tuer les parasites internes ! Elle peut au contraire être source de contamination !

Nous vous rappelons qu’il est conseillé de vermifuger votre chien tous les 3 mois avec un vermifuge efficace. Pour cela, demandez conseil à votre vétérinaire !

 

 

Les chiennes et les chattes doivent avoir au moins une portée dans leur vie.

Ceci est complètement faux ! Il n’y a aucun intérêt médical à faire faire une portée à une chatte ou une chienne.
Quant à l’aspect psychologique, le fait de penser qu’une chatte ou une chienne a l’instinct maternel et qu’elle a besoin d’avoir des petits est une idée anthropomorphique. Votre animal vivra tout aussi bien sans avoir eu de petits ! Sachez par ailleurs qu’une stérilisation -la plus précoce possible- est vivement recommandée car elle aide à prévenir l’apparition de tumeurs mammaires et évite les risques d’infection utérine.

Mon chat a une plaie. S’il la lèche, ça la désinfecte !

Et non ! La salive du chat n’a aucune propriété désinfectante !
Au contraire, le léchage d’une plaie est toujours délétère.

Il empêche la cicatrisation et peut être source d’infections : les mouvements de langue sur la plaie maintiennent une inflammation et une humidité constante qui gênent la cicatrisation. De plus, la salive du chat contient de très nombreuses bactéries !
Pour traiter une plaie, il faut consulter rapidement votre vétérinaire qui prodiguera à votre animal tous les soins nécessaires !

Mon chat a le “Sida des chats”. Il risque de me le transmettre.

Non, il n’y a aucun risque !

Le virus responsable du “Sida du chat” s’appelle le FIV et est différent du virus humain HIV . Il n’y a donc aucune possibilité de transmission de ce virus à l’homme !

Le FIV est appelé “Sida du chat” car, comme chez l’homme, il entraîne une diminution des défenses immunitaires et une sensibilité face à toute pathologie si la maladie se déclare.

Rappelons qu’un chat peut être contaminé par le FIV lors d’une morsure, au cours d’un accouplement, ou encore par transmission de la mère à ses petits lors de la gestation et de la mise bas.
Le meilleur moyen de réduire le risque que votre chat n’attrape cette maladie est de le faire stériliser dès l’âge de 6 mois ! Cela empêchera les accouplements et diminuera le risque de divagations et de bagarres avec des animaux porteurs.

Les chiens et les chats mâles n’ont pas de tétons.

Faux ! Ce n’est pas parce qu’ils n’allaitent pas leurs petits que les mâles n’ont pas de tétons ! Comme vous Messieurs, les chiens et les chats ont des tétons ! Ils en ont même 5 paires théoriquement.

Parfois il peut y avoir des tétines manquantes ou au contraire des tétines surnuméraires.

 

Vous voilà maintenant avertis des rumeurs les plus courantes qui circulent sur nos chiens et chats ! Ne vous laissez pas tromper par ces vieilles croyances !
Votre vétérinaire est votre meilleur conseiller : n’hésitez pas à lui poser toutes vos questions.

 

 

Attention à l’automédication

CHIEN STETHOVotre animal fait peut-être partie de ceux chez lesquels une pathologie resurgit de façon périodique :

– Chien présentant de fréquentes otites (notamment après les bains de mer ou en piscine)
– Animal chez lequel tout écart ou changement alimentaire entraîne inévitablement vomissements ou diarrhée.
– Chat sujet aux conjonctivites ou aux problèmes cutanés…

Il est alors parfois très tentant de reprendre un ancien traitement prescrit par le vétérinaire pour la même pathologie ou d’essayer de soigner son animal à l’aide de médicaments humains. Il faut néanmoins garder à l’esprit que tout médicament peut engendrer divers effets secondaires et comporte des contre-indications.

Ainsi, si certaines substances peuvent être employées sans danger (utilisation d’un shampooing antiseptique lors de réapparition de troubles cutanés d’origine allergique, administration de plâtre digestif (smecta, kaopectate) à un animal souffrant de diarrhée mais qui reste en forme et ne présente aucun vomissement…), beaucoup d’autres ne doivent être utilisés qu’avec précaution.

Les erreurs commises lors d’automédication peuvent l’être à différents niveaux :

Dosages inadaptés          

Les posologies d’un médicament sont propres à chaque espèce. Elles peuvent être très différentes entre l’homme et l’animal. Il ne suffit donc pas de rapporter les dosages d’un médicament humain au poids de votre chien, chat ou furet pour pouvoir l’utiliser sans risque chez votre animal.

Des médicaments utilisés très fréquemment chez l’humain (y compris chez les enfants) et qui semblent d’emploi anodin sont responsables de nombreux cas d’intoxications par surdosage chez les animaux domestiques (le chat, par exemple, est très sensible à l’aspirine et au paracétamol ) cf: Comment bien utiliser les anti-inflammatoires?

Emploi d’un médicament toxique pour une espèce

Un médicament très bien toléré dans une espèce peut être mortel dans une autre.

             Un chat n’est pas un petit chien !                                                                           

Ainsi, les pipettes ou colliers antiparasitaires contenant de la perméthrine ou de la deltaméthrine (advantix, scalibor) sont très efficaces dans la lutte contre les piqûres de moustiques et de tiques chez le chien mais sont extrêmement toxiques pour le chat.

De même, certains antibiotiques utilisés très fréquemment chez le chien et le chat ne doivent surtout pas être administrés aux lapins par voie orale.

cf: le vétérinaire a prescrit un traitement antibiotique à mon animal

Il arrive même que des médicaments soient très bien tolérés dans une espèce sauf pour quelques races bien précises. Par exemple, le lopéramide (imodium) peut être employé dans de nombreuses races canines mais est responsable de très graves troubles nerveux dans la race Colley.

Emploi de médicaments non adaptés à l’âge ou à l’état de santé de l’animal

Certaines molécules ne sont pas adaptées à des animaux très jeunes ou présentent un risque pour les petits de femelles gestantes ou allaitantes.
Par ailleurs, l’administration de médicaments, pourtant utilisés sans risque chez des animaux en pleine forme, peut avoir de graves répercussions sur l’état de santé d’un animal souffrant d’une maladie chronique. Par exemple, les anti-inflammatoires ne doivent pas être utilisés chez des animaux présentant une insuffisance hépatique ou rénale. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce type de maladie n’est pas facile à repérer par les propriétaires et seul un bilan sanguin permet de s’assurer de leur absence chez un vieil animal (en effet, certains chats  âgés insuffisants rénaux boivent juste “un peu plus” et ont perdu “un peu de poids” mais semblent en pleine forme : très bon appétit, chat encore très actif… et leur maître ne s’imagine pas du tout qu’ils puissent être malades).

 

Réutilisation d’un précédent médicament dans une situation inadaptée

 
Lorsqu’un chien a souffert d’une otite ayant bien répondu à un traitement auriculaire local, le propriétaire peur être tenté de réutiliser cette même solution si le chien présente à nouveaux les symptômes d’une otite. L’emploi de ces lotions et suspensions auriculaires ne doit cependant pas se faire sans consultation vétérinaire préalable. En effet, ces médicaments ne  peuvent être utilisés que si un examen attentif du conduit auditif a permis de vérifier l’absence de corps étranger dans l’oreille (épillet par exemple) et l’absence de perforation du tympan.

De même, l’utilisation d’un collyre contenant de la cortisone (cas de très nombreux collyres) ne doit se faire qu’après avoir vérifié l’absence d’ulcère sur la cornée de votre animal. L’instillation d’un collyre inadapté peut creuser davantage un ulcère et provoquer de très graves lésions de la cornée. (cf les traitements corticoïdes)

De nombreux cas d’intoxications ou d’effets secondaires graves répertoriés chez les animaux de compagnie font suite à l’administration par les propriétaires de médicaments inadaptés (surdosage, contre-indications non connues…). L’utilisation de médicaments vétérinaires peut limiter ces risques (notices détaillées précisant les dosages pour chaque espèce, les effets indésirables et les contre-indications) mais il convient surtout de ne jamais hésiter à demander conseil à votre vétérinaire. Connaissant parfaitement votre animal, son âge et ses antécédents médicaux, il saura vous indiquer si le traitement que vous souhaitez lui donner est adapté, vous indiquer les doses à administrer et les précautions à respecter et vous conseillera une consultation si elle est nécessaire.

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