L’insuffisance rénale

 

Les reins sont deux organes situés dans la cavité abdominale et dont le rôle principal est la détoxification et l’élimination des déchets azotés par l’urine.

Ils jouent  également un rôle dans la régularisation de la pression artérielle et dans l’homéostasie (maintien de l’équilibre ionique dans le sang).

Enfin, ils sécrètent une hormone appelée érythropoïétine nécessaire au renouvellement des globules rouges.

Avec l’âge, les reins peuvent subir des altérations et devenir défaillants. On estime que lorsque les symptômes d’insuffisance rénale apparaissent, les 3/4 des reins ne sont déjà plus fonctionnels !

L’insuffisance rénale chronique est fréquente chez le chien et davantage encore chez le chat. C’est malheureusement une cause courante de mortalité chez l’animal âgé.

 

Symptômes

Les symptômes d’insuffisance rénale chronique apparaissent de façon progressive.

On observe généralement un amaigrissement, une perte d’appétit, une augmentation de la prise de boisson et des mictions (appelée polyuropolydypsie), un abattement, des troubles digestifs (vomissements, diarrhée).

L’insuffisance rénale peut entraîner une hypertension artérielle pouvant elle-même générer des lésions ophtalmologiques ou des troubles cardiaques.

Des troubles de la coagulation (saignements), et une fatigabilité musculaire peuvent également survenir.

Lorsque l’insuffisance rénale est avancée, il y a souvent chez le chat et parfois chez le chien une anémie concomitante.

 

Diagnostic

Après avoir examiné l’animal, le vétérinaire confirme le diagnostic d’insuffisance rénale grâce à des analyses de sang qui permettent de mettre en évidence une augmentation des taux d’urée et de créatinine sanguines.

D’autres anomalies sanguines sont très souvent observées comme une augmentation du phosphore, une anémie…

Suite à ces analyses, d’autres examens complémentaires peuvent être nécessaires, tels qu’analyses d’urine, échographie, prise de la tension artérielle.

Tous ces examens permettront de connaître l’ampleur des lésions, d’adapter le traitement et de donner un pronostic.

 

Traitement

Lorsqu’un chien ou un chat est en “crise urémique” (augmentation soudaine et très marquée de l’urée), le vétérinaire recommande généralement son hospitalisation et sa mise sous perfusion.

Une insuffisance rénale chronique nécessite un traitement au long cours, qui repose en partie sur des mesures hygiéniques, notamment sur l’utilisation d’une alimentation ciblée. Une alimentation spécifique est en effet indispensable : elle permettra de préserver la fonction rénale au maximum.

Des traitements par voie orale seront également souvent nécessaires, notamment en cas d’anémie ou d’hyperphosphorémie.

Comme pour les pathologies cardiaques, plus le diagnostic d’insuffisance rénale est établi précocement, meilleur sera le pronostic.

La meilleure solution est de faire réaliser un dépistage régulier de cette maladie grâce à des analyses de sang chez votre vétérinaire. Selon l’âge de votre animal, ce dépistage peut se faire une à deux fois par an, voire davantage pour les chiens et les chats prédisposés.

 
Copyright © Vetup
 

 

 

La mue : que faire quand il perd ses poils ?

Deux fois par an, nos animaux domestiques (chiens, chats, lapins, furets) vont connaître une période de mue. Bien que tout à fait naturelle, cette chute de poils peut avoir des conséquences néfastes pour nos compagnons, en particulier chez ceux tels les lapins ou les chats qui portent une attention toute particulière à leur toilette et peuvent absorber une grande quantité de poils à cette occasion.

                                                                           chiots-berger-allemand-1_medium

LA MUE : UN PHENOMENE NATUREL

Au Printemps et à l’Automne, nos animaux domestiques vont faire peau neuve afin de se préparer à mieux supporter les variations climatiques à venir.

Les animaux sortant peu, voire pas du tout, subissent moins les variations de température que  ceux fréquemment à l’extérieur. Ils peuvent donc perdre leur poil de manière plus régulière tout au long de l’année en dehors des périodes «traditionnelles» de mue.

LES DESAGREMENTS LIES A L’ABSORPTION DE POILS 

Lorsqu’une importante quantité de poils est absorbée par léchage, elle peut venir se localiser dans le tube digestif d’un animal et se comporter comme un corps étranger.

                                                                    

Ce phénomène se rencontre principalement :

  • Chez les animaux ayant un comportement de toilettage très marqué : Les chats ou lapins particulièrement attentifs à leur toilette peuvent absorber beaucoup de poils en se léchant.
  • Chez des animaux parasités (présence de gale, puces, cheyletiellose…) qui s’arrachent les poils en se grattant et en avalent une grande quantité.

Ces boules de poils sont parfois relativement bien tolérées, au moins en début d’évolution (notamment lorsqu’elles sont présentes dans l’estomac) mais sans la mise en place rapide d’un traitement, les symptômes pourront s’accentuer jusqu’à s’apparenter à ceux d’une véritable occlusion.                                                       

  • Chez les rongeurs (lapin, chinchilla, cobaye, hamster) ces “boules” de poils vont provoquer des troubles du transit : une stase gastrique (ralentissement du transit digestif et accumulation des aliments dans l’estomac) pourra faire suite à leur absorption.
    Ces troubles digestifs seront encore accentués chez les rongeurs qui boivent peu et reçoivent un régime pauvre en cellulose et en verdure fraîche : le transit est ralenti davantage encore et les boules de poils contenues dans l’estomac se déshydratent donnant naissance à des amas très compacts appelés trichobézoards.
    L’animal fait alors de petites crottes très dures et sèches voire plus de crottes du tout ; il devient moins vif et perd progressivement l’appétit.
  • Chez les chats, les troubles associés à la présence des trichobézoards sont ceux d’une gastrite chronique (inflammation chronique de l’estomac) : l’animal mange moins bien, vomit régulièrement…(des poils pourront être retrouvés dans ses vomissures ou ses selles)

LE BROSSAGE : UNE PREVENTION EFFICACE

L’entretien du poil passe par un brossage ou un peignage régulier de votre animal de compagnie.

Si les animaux à poil mi-long ou long doivent être très régulièrement brossés, ceux à poil court demandent eux aussi une certaine attention.

En effet, le brossage permet bien entendu de préserver une belle robe mais ce n’est pas tout.

Au-delà de l’aspect purement esthétique, un brossage régulier permet :

  • L’élimination des poils morts et des saletés qui s’installent dans le pelage
  • D’éviter la formation de bourres et de nœuds non seulement disgracieux mais qui peuvent également faire souffrir l’animal (ces nœuds tirent sur la peau) 
  • De vérifier l’absence de parasites dans le pelage de votre animal (puces, tiques, aoûtats…)
  • De limiter de façon très importante l’absorption de poils et la formation des trichobézoards et de leurs inconvénients
     

L’idéal est d’habituer très rapidement votre compagnon à être brossé. Ce toilettage pourra alors devenir un véritable moment de complicité. 

 

Gant, carde ou étrille ?                                                   

Côté matériel, chez les animaux à poil court, vous pouvez utiliser un gant ou bien encore une étrille en caoutchouc. Chez ceux à poil mi-long ou long, vous choisirez une carde (Il s’agit d’une brosse à picots très souples). Un peigne (dents fines et/ou espacées) viendra compléter la panoplie.

Le rythme des brossages sera bien entendu fonction de la nature du poil : de mensuel pour le court (rythme accentué en période de mue), il s’établit à une fois par semaine en moyenne pour le mi-long et à deux fois pour le long. Il deviendra quotidien voire bi-quotidien lors des mues.

Le plus facile est de poser votre animal sur une table afin qu’il soit à votre hauteur. Commencez par l’arrière de l’animal, en brossant dans le sens du poil puis en remontant. Passez ensuite au peigne. N’oubliez pas les culottes et l’arrière des oreilles.

Il arrive que, faute d’entretien, les poils doivent être tondus. C’est le cas lorsque les nœuds sont pratiquement « collés » à la peau. Dans ce cas, seule une tonte à ras permet de retirer ces grosses bourres de poils.

Attention, dans ce cas, à ne pas employer de ciseaux : les bourres sont souvent présentes dans des zones où la peau est très fine et vous risqueriez de couper votre animal !

 
EN CAS DE TROUBLES : N’HESITEZ PAS A CONSULTER

Diverses mesures peuvent être instaurées pour lutter contre la présence de boules de poils lorsqu’elles n’ont pas encore de répercussion sur l’état général de l’animal: 

Une augmentation du transit est, dans ce cas, recherchée afin de les éliminer par les voies naturelles:

  • lubrification des parois digestives,
  • augmentation du transit à l’aide d’un traitement médicamenteux,  
  • augmentation de la quantité de fibres dans la ration alimentaire grâce à des poireaux, courgettes, endives…

Ces mesures curatives mises en place rapidement vont limiter les risques d’évolution vers des troubles occlusifs et la chirurgie parfois nécessaire pour les traiter.

N’hésitez donc pas à demander conseil à votre vétérinaire lors de tout vomissement de poils ou lorsque des poils sont retrouvés dans les excréments de votre animal. Il saura vous indiquer un traitement à mettre en place pour tenter d’éliminer ces poils par les voies naturelles

(Rappelons que l’anatomie spécifique des lapins ne leur permet pas de vomir et que les vomissements de poils ne peuvent donc pas être signe de présence de trichobézoards chez eux. Toute modification du transit de votre lapin doit donc vous alerter sur la présence possible de boules de poils dans le tube digestif (crottes plus dures, plus sèches que d’habitude ou émises en très petites quantités…))

Certaines mesures peuvent limiter les risques d’occlusion liés à l’absorption de poils par nos animaux durant leurs périodes de mue comme :

  • Un brossage biquotidien des animaux à poils longs pour limiter au maximum l’ingestion de poils
  • La distribution régulière d’une spécialité vétérinaire aidant à la migration de ces poils chez les animaux qui en vomissent régulièrement (huile de paraffine en gel, ésérine…)

Les conditions de vente des animaux domestiques

Portrait of Jack Russell terrier puppy and burmese kitten on a white backgroundDepuis le 1er janvier 2016, une déclaration à la Chambre d’Agriculture devient obligatoire dès le premier chiot ou chaton vendu.

Les nouvelles conditions de vente des chiens et chats

Avant l’adoption de cette loi, les conditions requises à la vente de chiots et de chatons étaient les suivantes :

– Animaux âgés de plus de 8 semaines
– Identification des animaux par tatouage ou puce électronique
– Délivrance d’un certificat de cession vétérinaire

 

Désormais, il faudra ajouter à ces mesures la déclaration à la chambre d’Agriculture et l’obtention d’un numéro SIREN.

Sachez aussi qu’à partir de deux portées par an, un éleveur doit se déclarer auprès de la Direction De la Protection des Populations de son département et suivre une formation.
Il a l’obligation de disposer de locaux conformes aux règles sanitaires et de protection animale. Il pourra être soumis à des contrôles sanitaires des services vétérinaires.

Réglementation pour les annonces de vente

Les annonces sur internet seront désormais bien mieux encadrées !
Toute personne qui vend un chat ou un chien doit obligatoirement stipuler sur l’annonce de vente :

– Son numéro SIREN
– L’âge de l’animal à vendre
– Le numéro d’identification de l’animal (ou celui de sa mère)
– L’inscription ou non à un livre généalogique
– Le nombre d’animaux dans la portée

Les acheteurs doivent être vigilants et doivent vérifier l’ensemble des mentions portées sur les annonces.
Les sites internet de petites annonces se sont engagés à empêcher la validation d’une annonce sans un numéro SIREN. Les faux numéros devraient pouvoir être décelés !

Les sanctions encourues

Elles peuvent aller jusqu’à 7500 euros d’amende en cas de non immatriculation avec un numéro SIREN, et jusqu’à 750 euros en cas de non respect des mentions obligatoires sur les annonces !

Une dérogation

Seules les personnes qui vendent des animaux de race inscrits à un livre généalogique sont dispensés de se procurer un numéro SIREN, dans la limite de la vente d’une seule portée par an.

Quelles démarches au moment de la remise de l’animal à son nouveau propriétaire ?

Au moment du départ de l’animal, le vendeur doit fournir :

– Une attestation de cession
– Un document d’information sur les besoins de l’animal
– Un certificat vétérinaire attestant du bon état sanitaire de l’animal
– Les documents d’identification de l’animal

L’acheteur doit vérifier que l’ensemble de ces documents lui soit bien remis.

En ce qui concerne les dons d’animaux

L’obtention d’un numéro SIREN n’est pas obligatoire dans le cadre d’un don d’animal.
Toutefois les annonces doivent se conformer aux mêmes règles que pour une vente (hormis la mention du numéro SIREN) et la mention “à titre gratuit” doit être clairement stipulée.

Seuls les animaux âgés de plus de 8 semaines et identifiés peuvent être donnés.
Le donneur doit fournir un certificat vétérinaire au nouveau propriétaire ainsi que le document d’identification de l’animal.

Question fiscalité…

Tous les bénéfices des ventes (dès le premier animal vendu) sont soumis à l’impôt sur le revenu et doivent donc être déclarés !

Cette nouvelle loi permettra de mieux garantir la santé et le bien être de nos animaux de compagnie en mettant fin à certains abus que l’on voyait fleurir sur des sites de petites annonces sur internet !

Certes il y aura dorénavant davantage de contraintes pour le vendeur mais c’est pour le bien de nos petits protégés !

 

                                                                Affiche Ministere de lAgriculture vente chiens et chats

Bilan hygiène

Le bilan hygiène constitue un outil indispensable pour suivre l’état de santé de votre compagnon.

Remplissez le questionnaire ci-dessous.

Il vous permettra de faire un point avec votre vétérinaire ou son assistante, sur vos habitudes concernant l’hygiène quotidienne de votre animal.

 

Combien d’animaux avez-vous?

……….. Chiens ……….. Chats

Avez-vous des enfants en bas âge?

O oui  O non

Dans quel type d’habitat logez-vous avec votre chien?

O maison appartement

avec jardin sans jardin

en ville en zone pavillonnaire O à la campagne

Alimentation

Quel type d’aliment donnez-vous à votre animal ?

croquettes  boîtes  ration ménagère

Comment définissez-vous la quantité que vous lui donnez ?

gobelet (doseur/balance) O À vu d’œil (sac/boîte) O en suivant les recommandations (vétérinaire/asv)

À quelle fréquence lui distribuez-vous l’aliment ?

1 repas par jour 2 repas par jour 3 repas par jour O quand il a envie

Lui donnez-vous des extras ?

oui non

Si oui lesquels ?

restes de table friandises

autres : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Hygiène antiparasitaire

Votre chien a-t-il déjà eu

des puces des tiques des vers intestinaux

Quelles sont les habitudes de promenade de votre chien

O  Rues Parc et jardins publics Campagne Forêt

Souvent parfois jamais

Nettoyez vous régulièrement ses oreilles, ses yeux, sa peau et ses dents?

oui non

À quelle fréquence ?

O ….. fois par semaine O ….. fois par mois  jamais

Avez-vous l’habitude d’utiliser un produit pour l’hygiène ?

O oui O non

Si oui, lequel et pourquoi ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Dans le cas contraire seriez-vous enclin à utiliser un produit approprié ?

O oui O non

Votre chien est-il fréquemment en contact avec d’autres chiens ou chats ?

O oui O non

Parasites externes (puces, tiques…)

Utilisez-vous un produit contre les parasites externes ?

O oui O non lequel ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

À quelle fréquence ?

O . . . . . . . . . fois par semaine O. . . . . . . . . fois par mois  jamais

Parasites internes (vermifuges)

Utilisez-vous un produit vermifuge ?

O oui O non

lequel ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

À quelle fréquence le donnez-vous?

. . . . . . . . .  fois par an

Traitement de l’habitat

Avez-vous déjà eu des infestations de puces chez vous ?

O oui O non

Certains membres de la famille sont-ils allergiques aux acariens ?

O oui O non

Traitez-vous votre habitat contre les parasites au moyen de produits antiparasitaires vétérinaires spécifiques ?

O oui O non

Si oui, lesquels ?

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Si oui, à quelle fréquence traitez-vous ?

. . . . . . . . .  fois par an

 

Halte aux idées reçues !

Voici un échantillon des idées reçues entendues le plus fréquemment…

Certaines révélations vont sûrement vous surprendre car vous aussi étiez peut-être persuadés que ces rumeurs étaient vraies !

Pour savoir si mon chien a de la fièvre, je dois vérifier si sa truffe est chaude.

 

Voici une idée fausse très répandue !

Toucher la truffe de son chien n’est pas un bon moyen pour savoir si son animal a de la fièvre ou non. Ce n’est absolument pas fiable !
Un chien peut être en bonne santé et avoir la truffe chaude (par exemple l’été en plein soleil !) et inversement, un chien fiévreux peut avoir la truffe froide.
La seule méthode fiable pour savoir si un animal a de la fièvre est l’utilisation d’un thermomètre rectal, sachant que la température normale d’un chien est d’environ 38.5 °C .

Un chat qui est insuffisant rénal chronique n’urine plus.

L’insuffisance rénale chronique correspond à une défaillance des reins.
Le rôle des reins est de filtrer le sang et d’éliminer les déchets métaboliques.

Lorsqu’ils sont défaillants, les déchets s’accumulent dans le sang et ne sont plus éliminés mais l’urine est néanmoins produite de façon normale.
Un chat insuffisant rénal a même plutôt tendance à boire davantage et uriner beaucoup ! Ceci est même un signe très évocateur d’insuffisance rénale chronique et il est capital d’en parler à votre vétérinaire si vous l’observez chez votre minou.

Mon chien se vermifuge tout seul : il mange de l’herbe !

Cette idée reçue vient du fait qu’un chien vomit souvent après avoir mangé de l’herbe. Et s’il est parasité, il est possible de voir des vers sortir quand le chien vomit.

Les gens disent alors qu’il “se purge”.
Mais l’herbe n’est en aucun cas un vermifuge ! Elle n’est pas capable de tuer les parasites internes ! Elle peut au contraire être source de contamination !

Nous vous rappelons qu’il est conseillé de vermifuger votre chien tous les 3 mois avec un vermifuge efficace. Pour cela, demandez conseil à votre vétérinaire !

 

 

Les chiennes et les chattes doivent avoir au moins une portée dans leur vie.

Ceci est complètement faux ! Il n’y a aucun intérêt médical à faire faire une portée à une chatte ou une chienne.
Quant à l’aspect psychologique, le fait de penser qu’une chatte ou une chienne a l’instinct maternel et qu’elle a besoin d’avoir des petits est une idée anthropomorphique. Votre animal vivra tout aussi bien sans avoir eu de petits ! Sachez par ailleurs qu’une stérilisation -la plus précoce possible- est vivement recommandée car elle aide à prévenir l’apparition de tumeurs mammaires et évite les risques d’infection utérine. 

Mon chat a une plaie. S’il la lèche, ça la désinfecte !

Et non ! La salive du chat n’a aucune propriété désinfectante !
Au contraire, le léchage d’une plaie est toujours délétère.

Il empêche la cicatrisation et peut être source d’infections : les mouvements de langue sur la plaie maintiennent une inflammation et une humidité constante qui gênent la cicatrisation. De plus, la salive du chat contient de très nombreuses bactéries !
Pour traiter une plaie, il faut consulter rapidement votre vétérinaire qui prodiguera à votre animal tous les soins nécessaires !

Mon chat a le “Sida des chats”. Il risque de me le transmettre.

Non, il n’y a aucun risque !

Le virus responsable du “Sida du chat” s’appelle le FIV et est différent du virus humain HIV . Il n’y a donc aucune possibilité de transmission de ce virus à l’homme !

Le FIV est appelé “Sida du chat” car, comme chez l’homme, il entraîne une diminution des défenses immunitaires et une sensibilité face à toute pathologie si la maladie se déclare.

Rappelons qu’un chat peut être contaminé par le FIV lors d’une morsure, au cours d’un accouplement, ou encore par transmission de la mère à ses petits lors de la gestation et de la mise bas.
Le meilleur moyen de réduire le risque que votre chat n’attrape cette maladie est de le faire stériliser dès l’âge de 6 mois ! Cela empêchera les accouplements et diminuera le risque de divagations et de bagarres avec des animaux porteurs. 

Les chiens et les chats mâles n’ont pas de tétons.

Faux ! Ce n’est pas parce qu’ils n’allaitent pas leurs petits que les mâles n’ont pas de tétons ! Comme vous Messieurs, les chiens et les chats ont des tétons ! Ils en ont même 5 paires théoriquement.

Parfois il peut y avoir des tétines manquantes ou au contraire des tétines surnuméraires.

Vous voilà maintenant avertis des rumeurs les plus courantes qui circulent sur nos chiens et chats ! Ne vous laissez pas tromper par ces vieilles croyances !
Votre vétérinaire est votre meilleur conseiller : n’hésitez pas à lui poser toutes vos questions.

Cet article est protégé par copyright ©Vetup