Mon furet perd ses poils : est-ce la maladie surrénalienne ?

L’HYPERADRENOCORTICISME (MALADIE SURRENALIENNE DU FURET)

Les furets sont prédisposés à développer une maladie des glandes surrénales appelée hyperadrénocorticisme.
Cette maladie est plus fréquente chez les furets âgées de trois ans et plus mais peut survenir plus tôt dans la vie de l’animal. La maladie surrénalienne du furet est causée par une tumeur qui secrète une quantité anormale d’hormones sexuelles dans le sang. La tumeur est parfois bénigne et parfois maligne. Lorsqu’elle est maligne, il arrive qu’elle s’infiltre dans les organes adjacents. Il est aussi possible que les 2 glandes surrénales soient affectées.

DIAGNOSTIC

Les furets atteints de cette maladie présentent divers signes cliniques :

  • Perte de poils sur les flancs, la base de la queue et sur le dessus de la tête.
  • Démangeaisons parfois présentes.
  • Mamelles proéminentes
  • gonflement de la vulve chez les femelles.
  • Blocage urinaire chez les mâles.

Pour confirmer la maladie, on peut doser les hormones surrénaliennes dans le sang des furets. Pour savoir laquelle des deux surrénales est affectée (ou si les deux le sont), l’échographie abdominale est la méthode de choix. Il n’est pas toujours nécessaire de confirmer le diagnostic avant d’entreprendre un traitement.

 

TRAITEMENT

Il existe 2 approches au traitement de la maladie surrénalienne du furet :

Traitement chirurgical
Le traitement chirurgical est le seul traitement curatif pour cette condition. Une échographie abdominale est alors essentielle pour identifier quelle glande (droite versus gauche) est affectée. Le coût et le risque chirurgical ne sont pas les mêmes selon le côté atteint.
Avantage : Curatif en une seule procédure
Inconvénients : Plus coûteux.
Implique de passer une échographie avant la chirurgie.
Récidive possible sur la glande non-affectée.

Traitement médical

Le traitement médical consiste à inhiber les hormones anormalement sécrétées par les surrénales. Il existe un médicament :
l’implant de Deslorelin est mis en place sous la peau et a une durée de vie d’environ 12 à  24 mois.
Avantages : Efficace pour contrôler les signes cliniques.
Moins coûteux que la chirurgie.
Aucun effet secondaire.
Inconvénients: N’empêche pas la tumeur de grossir, mais permet de contrôler les signes cliniques. Le traitement doit être continué pendant toute la vie de l’animal.

 

L’alimentation du lapin : les aliments autorisés

Le régime alimentaire

Le lapin et le lapin nain sont des herbivores stricts appartenant à l’ordre des lagomorphes. Ils sont proches des rongeurs. L’alimentation du lapin de compagnie doit donc être uniquement constituée de produits d’origine végétale.

Toutes les dents du lapin ont une croissance continue, c’est pourquoi il faut toujours mettre à sa disposition des aliments durs à ronger afin qu’il use correctement ses dents. Pour cela, vous devez lui proposer des aliments longs à mastiquer comme du foin, des herbes, certains légumes . Il sera aussi heureux de ronger des jeunes branches d’arbres comme du noisetier, de l’érable, du saule, de l’osier, du charme, du tilleul, du pommier.

La caecotrophie

Les lapins présentent une particularité digestive appelée la caecotrophie. Ce mécanisme est comparable à la rumination chez la vache: il permet au lapin de digérer deux fois ses aliments et d’assimiler ainsi davantage de nutriments. Ce phénomène de la caecotrophie est du à des bactéries particulières du tube digestif (caecum et gros intestin). Les caecotrophes sont des petites crottes humides alors que les crottes normales sont au contraire sèches et dures. Les caecotrophes sont riches en protéines, en acides gras et en vitamines. Ces « crottes », entourées de mucus, sont avalées dès leur sortie de l’anus par le lapin, elles lui apportent ainsi un complément alimentaire et vitaminique indispensable.

On ne doit donc jamais retrouver de caecotrophes dans la cage ou empêcher le lapin de les manger. Si le lapin ne peut pas manger ses caecotrophes, à cause d’un problème dentaire ou d’arthrose de la colonne vertébrale par exemple, il risque des carences nutritionnelles très graves.

Les besoins alimentaires du lapin

  • Les fibres alimentaires (très importantes) : Constituées de cellulose, ces fibres sont présentes dans le foin, et les végétaux séchés, ainsi que dans les légumes verts. La ration quotidienne d’un lapin doit comporter au moins 12 à 15% de fibres alimentaires. Une carence en fibres peut être responsable de troubles digestifs qui se manifestent par une diarrhée parfois grave. Il ne faut donc pas se contenter de nourrir votre Lapin avec un mélange de graines, qui ne sont pas suffisamment riches en fibres.
  • Les protéines d’origine végétale : Ces protéines sont indispensables et sont apportées par les végétaux présents dans la ration. Elles doivent représenter au maximum 14 à15 % de la ration. Un excès en protéines peut entraîner une prolifération de bactéries dangereuses (les Clostridies) responsables d’une entérotoxémie souvent mortelle.
  • Les vitamines (vitamine A, D, E) doivent être apportées par l’alimentation mais en quantité raisonnable. Les autres vitamines (vitamine B, K) sont contenues dans les caecotrophes et donc produites par le lapin lui-même.

  • Les minéraux : Ils sont généralement présents dans les aliments donnés au lapin. Les lapins ne régulent pas directement leur taux de calcium sanguin et celui-ci dépend de l’alimentation. Si le lapin consomme du calcium en excès, il est éliminé directement dans les urines et risque de précipiter sous forme de calculs dans la vessie. Ce sont de véritables cailloux qui peuvent empêcher le lapin d’uriner. Il faut donc éviter les apports excessifs de calcium chez les lapins et donc trop de luzerne et vérifier que le lapin a toujours à boire.
  • L’eau : Il est indispensable de leur apporter de l’eau en quantité suffisante (jusqu’à 400 ml par jour pour un lapin de grande taille). Cette eau doit être propre. Vous devez pour cela la changer régulièrement ou proposer à votre lapin un biberon fixé à la cage.

L’alimentation en pratique

  • L’alimentation traditionnelle à base de végétaux, de légumes et de fruits peut être difficile à mettre en place de façon équilibrée pour un novice. Par ailleurs, un régime uniquement à base de carottes, grains concassés (blé, orge, avoine…), foin et verdure fraîche (pissenlit, laitue, fenouil…) nécessite de toujours avoir sous la main des végétaux de qualité et non traités.
  • Les aliments spécifiques sont parfaitement adaptés aux besoins nutritionnels du lapin. Ces aliments apportent une ration de base équilibrée en protéines et en énergie. Les croquettes ou granulés sont d’une utilisation très facile car il n’y a aucun mélange à faire, ce sont des « menus complets » et, ils évitent que le lapin ne trie les graines qu’il préfère (ce qui ne serait à nouveau pas très équilibré). Vous compléterez cette alimentation de base par des légumes frais et par du foin qui peut être agrémenté d’herbes aromatiques ou de fleurs séchées.
  • Les légumes frais (salade, carottes, courgettes, endive) et la verdure : le lapin doit consommer une grande quantité d’herbes et de légumes, qui lui apportent notamment les fibres nécessaires à un bon transit digestif ainsi que des vitamines et des minéraux. Ces aliments nécessitent de plus une longue mastication qui contribue à une bonne usure dentaire. Outre les légumes, votre lapin appréciera certaines herbes cueillies au jardin (trèfle, pissenlit…).
  • Les fruits : le lapin est avant tout un herbivore et non un frugivore : les fruits doivent donc être donnés en très petites quantités dans sa ration car en raison de leur forte teneur en sucres, ils peuvent perturber la flore digestive de votre lapin et entraîner des diarrhées qui peuvent être très graves.
  • Il est indispensable de rationner votre lapin, c’est à dire de maîtriser les quantités de nourriture que vous lui donnez.En effet, en captivité, le lapin fait peu d’exercice et ne sait pas réguler son appétit. Votre lapin domestique aura donc tendance à l’embonpoint et sachez aussi que la surconsommation alimentaire favorise les troubles digestifs. Vous devez de préférence diviser la ration quotidienne en deux ou trois petits repas donnés sur la journée. Le lapin est un animal qui a tendance à gaspiller si vous lui donnez trop d’aliment à la fois.

Les aliments autorisés

  • les grains comme le blé, l’avoine, le maïs, l’orge
  • le foin de graminées, de légumineuses, de luzerne , le foin aromatisé, les fruits frais avec modération (pommes, poires, carotte…), les légumes frais ( endives , carottes, persil, courgette, laitue romaine, fenouil, celeri, celeri-rave
  • les friandises pour lapin à distribuer de temps en temps

Carottes et leur verdure (doit être donné en petites quantités, due à leur richesse en sucres).

Daucus carota

Branches de céleri (coupées en morceaux de 2,5 cm)

Apium graveolens

Céleri (bulbe)

Apium graveolens

Radis et verdure

Raphanus sativus

Poivrons

Capsicum annuum

Laitue romaine

Lactuca sativa

trevise

 

 

 

 

roquette

Eruca sativa

Endives belges

Cichorium intybus

Artichaut

Cynara scolymus

Potiron

Cucurbita pepo

courgette

Cucurbita pepo

Betteraves et verdure

Beta vulgaris

Egopode podagraire

Aegodopium podograria

Fenouil

Foeniculum vulgare

Okra

Abelmoschus esculentus

Luzerne fraiche

Medicago sativa

Panais

Pastinaca sativa

 

Racine de persil

Petroselinum crispum

Epinards

Spinacea oleracea

Endive

Cichorium endivia

Blé

Poa sp.

Asperges

Asparagus officinalis

Pois

Pisum sativum

Tomate (en quantités limitées, due à la richesse en sucres et en oxalates)

Lycopersicon esculentum

 

Les aliments interdits et ce qu’il ne faut pas faire !

  • Il est très dangereux pour votre lapin de changer brutalement et radicalement son alimentation sans faire de transition alimentaire.
    L’introduction d’un nouvel aliment dans les repas de votre lapin doit se faire de façon progressive pour limiter les risques de troubles digestifs graves. En effet, les brusques changements alimentaires perturbent la flore intestinale et favorisent le développement de bactéries dangereuses comme les clostridies responsables d’entérotoxémies souvent mortelles pour les lapins.
  • Les lapins nains de moins de trois mois ne doivent pas consommer de verdure.
  • Attention certaines plantes sont toxiques pour le lapin: colchique, coquelicot, bouton d’or, digitale. 
  • Votre lapin ne doit pas manger une seule fois par jour ou à des heures irrégulières. Prévoir trois petits repas par jour.
  • Après une période de jeûne prolongée, veillez à ré-alimenter le lapin progressivement par petites quantités. Cela évitera en particulier qu’il mange trop vite, car l’ingestion de particules grossières peut entraîner des troubles digestifs (ballonnements, typhlite…).
  • Si vous donnez des aliments « frais » à votre lapin, veillez à ce qu’ils ne soient pas altérés et bien lavés. Les vieille feuilles de salades, les restes de légumes destinés à la poubelle ou le foin moisi sont dangereux pour sa santé car il aura des difficultés à les digérer.
  • Si vous ramassez de l’herbe ou des légumes, assurez-vous qu’ils ne sont pas toxiques. C’est-à-dire qu’ils n’aient pas reçu de pesticides, insecticides, engrais, etc…. Mieux vaut éviter et si vous y tenez, lavez-les très bien.
  • La supplémentation en vitamines et en minéraux, et en particulier vitamines A, D et E et calcium, ne doit se faire que sur conseil de votre vétérinaire.
  • Vous ne devez pas laisser dans la cage entre les repas des aliments abîmés ou mouillés, ils risquent de fermenter et de causer des diarrhées souvent graves. Les troubles digestifs dus à des aliments non adaptés sont la première cause de mortalité des rongeurs.

Conclusion

Le lapin est un herbivore particulier qui a des besoins alimentaires qui lui sont propres. Toute erreur dans l’alimentation peut être fatale car le système digestif du lapin est complexe et fragile. C’est pourquoi il est indispensable de bien suivre ces quelques recommandations et d’éduquer les enfants souvent responsables de la distribution des repas.

 

d’après le blog vet and the city

NAC

NACLes NAC (nouveaux animaux de compagnie) sont de plus en plus nombreux.

Qu’ils s’agissent de lapins, rats, souris, cobayes, écureuils, hamsters, ou autres furets, ils leur arrivent aussi d’être malades, et de devoir être examinés et soignés par un vétérinaire.

Certains vaccins existent, notamment pour les lapins ou le furet.

La population des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) comme les lapins, les furets, les cobayes, etc augmente sans cesse.

Les techniques de soin et la connaissance de ces NAC évoluent rapidement et font désormais partie de notre quotidien de vétérinaire : n’hésitez pas à venir faire consulter votre rat, furet, tortue, etc. ou tout simplement à venir prendre conseils auprès de l’équipe de la clinique.

Oiseaux : Coupe des plumes des ailes

oiseaux-inseparableEst-ce vraiment nécessaire ?

Un oiseau en liberté dans la maison et nous n’osons plus ouvrir la fenêtre de peur qu’il s’échappe.

Mais si le chat rôde, s’il voit la vitre au dernier moment, s’il décide d’aller boire dans la baignoire…

il serait préférable qu’il conserve sa surface portante pour en réchapper.

 

Il est toujours possible de l’identifier avec une puce électronique, mais il est vrai que quand un oiseau est trouvé on pense rarement qu’il a une puce (peut être dans l’avenir).

Si vous décidez de lui couper les plumes des ailes il est des règles à respecter

  • ne jamais couper les ailes d’un oiseau qui n’a pas encore l’ensemble de ses plumes et donc n’a jamais volé. La sensation de vol doit lui être connue.
  • sur des oiseaux très anxieux mieux vaut le faire sous anesthésie, il sera alors facile de lui limer bec et griffes simultanément si nécessaire voire lui implanter une puce.
  • sur des oiseaux très manipulables il faut, à l’aide de ciseaux droits, couper l’ensemble des rémiges primaires (voir dessin) en laissant la ou les 2 dernières afin que l’oiseau ne se cogne pas la pointe osseuse de l’aile en cas de choc.

L’oiseau renouvelle ses plumes 2 fois dans l’année

Cette opération devra être renouvelée à moins que vous choisissiez de lui laisser ses plumes en hiver, quand les fenêtres sont fermées.

 

La vaccination du Lapin

lapinou

Tout comme le chien ou le chat, le lapin doit être vacciné de façon préventive contre certains types de maladies

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les lapins d’élevage ne sont pas les seuls à être concernés par la vaccination, notamment lorsqu’il s’agit de pathologies transmises par l’intermédiaire d’insectes piqueurs.

 

Quelles maladies la vaccination du lapin prévient-elle?

La Myxomatose

puce-4 La myxomatose est une maladie virale qui peut prendre deux formes

arrow-blue2 une forme respiratoire
arrow-blue2 une forme nodulaire

Un lapin de compagnie, même s’il ne vit qu’à l’intérieur, pourra être concerné par la forme nodulaire de la myxomatose puisqu’elle se transmet par l’intermédiaire d’insectes piqueurs (moustiques, puces…)

Le lapin contaminé présente des nodules cutanés sur la face et en région ano-génitale.

Il s’agit d’une maladie difficile à soigner et mettant en jeu le pronostic vital de l’animal.

puce-4 La primovaccination contre la myxomatose

Elle est réalisée dès l’âge de 28 jours.
Elle peut être renouvelée 6 à 8 semaines après la première injection puis les vaccins suivants sont réalisés tous les 4 à 6 mois en fonction du vaccin employé et des risques de contamination de l’animal.

Comme pour tout type de vaccination, une intolérance au vaccin peut apparaître.
Elle va d’une simple réaction locale au niveau du point d’injection à une atteinte plus générale avec baisse d’appétit, fatigue et fièvre…

N’hésitez pas à prendre contact avec votre vétérinaire si vous constatiez ce type de réaction chez votre lapin.

La Maladie Virale Hémorragique

puce-4 La maladie virale hémorragique est une affection engendrée par un virus qui se transmet

    arrow-blue2  soit par contact direct de l’animal avec un lapin contaminé ou son cadavre,
    arrow-blue2  soit de manière indirecte par de l’eau contaminée, le matériel utilisé ou encore par des aliments (légumes du potager, paille ou foins) apportés de l’extérieur …

Il n’est pas exclu que les insectes puissent jouer un rôle de vecteurs.

puce-4 Les symptômes associés à cette pathologie sont peu caractéristiques

    arrow-blue2  il peut s’agir au départ d’une simple fièvre, associée à une fatigue générale et une baisse d’appétit, mais l’apparition de troubles respiratoires, digestifs ou de saignements peut également survenir.

    arrow-blue2  Parfois, le lapin meurt subitement, sans avoir présenté aucun symptôme.

Il n’existe malheureusement pas de traitement contre la maladie virale hémorragique et elle s’accompagne inévitablement de la mort rapide du lapin infecté.

Le vaccin étant très bien supporté, il est conseillé de vacciner tous les animaux, y compris les lapins présentant peu de risques de contamination.

En fonction du vaccin utilisé par votre vétérinaire, l’injection de primovaccination pourra être réalisée à partir de l’âge de 4 semaines et sera suivie de rappels annuels ou bisannuels.

En complément de la vaccination, il est conseillé d’administrer à votre animal un traitement antiparasitaire pour son action contre les insectes piqueurs.

Votre vétérinaire vous conseillera un produit antiparasitaire efficace et ne présentant aucun risque pour le lapin.

 

© Copyright Vetup 2011