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les crapauds : un danger en cas d’ingestion !

 

 Ne plaisantez pas, les chiens et moins fréquemment les chats, peuvent être empoisonnés par l’ingestion par voie orale de la plupart des types de crapauds qui existent partout dans le monde. Toutefois, les espèces qui vivent dans l’hexagone non jamaisété à l’origine d’accidents mortels.Afficher l'image d'origine
 

 CE QU’IL FAUT COMPRENDRE
Tous les crapauds produisent un venin. Le venin de crapaud, mécanisme défensif, est sécrété par des glandes situées juste derrière les yeux et par d’autres structures dermiques dont les verrues. Le venin, substance épaisse, d’un blanc crémeux, très irritante, est expulsé quand l’animal se croit en danger. Il agit directement au niveau cardiovasculaire de l’animal qui l’ingère. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucun antidote à ces poisons parfois violents.

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Les chiens, et plus rarement les chats, s’intoxiquent en voulant croquer le batracien. Plus le chien est jeune et de petit format, plus les dangers de l’intoxication sont importants. Les effets locaux provoqués par la causticité du venin sont immédiats. Ils persistent plusieurs heures. Lors d’intoxication massive, les signes d’atteinte générale caractérisés par des vomissements, des difficultés respiratoires et des convulsions constituent potentiellement une menace sérieuse pour la vie de l’animal.
 

CE QUI DOIT VOUS INQUIETER
Vous avez observé votre chien en train de jouer avec un crapaud dans votre jardin.

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Votre chien manifeste une gêne soudaine au niveau buccal. Il salive énormément. Il se donne des coups de patte sur le museau. Il secoue la tête. Il tente de vomir.

Il vomit incoerciblement.

Il respire rapidement, bouche ouverte avec de plus en plus de difficultés.

Il présente des convulsions, tétanies et pédalages au sol.
 

CE QU’IL FAUT FAIRE
L’un ou l’autre de ces signes d’alerte associé à la présence d’un crapaud dans l’environnement du chien doit vous faire suspecter une intoxication.

Inspecter l’intérieur de la gueule de votre compagnon à la recherche d’une éventuelle blessure ou d’un bout de bois coincé qui pourrait provoquer des symptômes similaires.

Rincer immédiatement et abondamment le museau, les babines et l’intérieur de la gueule avec de grandes quantités d’eau additionnée éventuellement de bicarbonate de soude.

 

CONSULTEZ D’URGENCE LE VETERINAIRE.

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Halte aux idées reçues !

Voici un échantillon des idées reçues entendues le plus fréquemment…

Certaines révélations vont sûrement vous surprendre car vous aussi étiez peut-être persuadés que ces rumeurs étaient vraies !
 

Pour savoir si mon chien a de la fièvre, je dois vérifier si sa truffe est chaude.

Voici une idée fausse très répandue !

Toucher la truffe de son chien n’est pas un bon moyen pour savoir si son animal a de la fièvre ou non. Ce n’est absolument pas fiable !
Un chien peut être en bonne santé et avoir la truffe chaude (par exemple l’été en plein soleil !) et inversement, un chien fiévreux peut avoir la truffe froide.
La seule méthode fiable pour savoir si un animal a de la fièvre est l’utilisation d’un thermomètre rectal, sachant que la température normale d’un chien est d’environ 38.5 °C .                                                    

Un chat qui est insuffisant rénal chronique n’urine plus.

L’insuffisance rénale chronique correspond à une défaillance des reins.
Le rôle des reins est de filtrer le sang et d’éliminer les déchets métaboliques.

Lorsqu’ils sont défaillants, les déchets s’accumulent dans le sang et ne sont plus éliminés mais l’urine est néanmoins produite de façon normale.
Un chat insuffisant rénal a même plutôt tendance à boire davantage et uriner beaucoup ! Ceci est même un signe très évocateur d’insuffisance rénale chronique et il est capital d’en parler à votre vétérinaire si vous l’observez chez votre minou.

 
Mon chien se vermifuge tout seul : il mange de l’herbe !

Cette idée reçue vient du fait qu’un chien vomit souvent après avoir mangé de l’herbe. Et s’il est parasité, il est possible de voir des vers sortir quand le chien vomit.

                                                                

Les gens disent alors qu’il “se purge”.
Mais l’herbe n’est en aucun cas un vermifuge ! Elle n’est pas capable de tuer les parasites internes ! Elle peut au contraire être source de contamination !

Nous vous rappelons qu’il est conseillé de vermifuger votre chien tous les 3 mois avec un vermifuge efficace. Pour cela, demandez conseil à votre vétérinaire !

 

 

Les chiennes et les chattes doivent avoir au moins une portée dans leur vie.

Ceci est complètement faux ! Il n’y a aucun intérêt médical à faire faire une portée à une chatte ou une chienne.
Quant à l’aspect psychologique, le fait de penser qu’une chatte ou une chienne a l’instinct maternel et qu’elle a besoin d’avoir des petits est une idée anthropomorphique. Votre animal vivra tout aussi bien sans avoir eu de petits ! Sachez par ailleurs qu’une stérilisation -la plus précoce possible- est vivement recommandée car elle aide à prévenir l’apparition de tumeurs mammaires et évite les risques d’infection utérine.

Mon chat a une plaie. S’il la lèche, ça la désinfecte !

Et non ! La salive du chat n’a aucune propriété désinfectante !
Au contraire, le léchage d’une plaie est toujours délétère.

Il empêche la cicatrisation et peut être source d’infections : les mouvements de langue sur la plaie maintiennent une inflammation et une humidité constante qui gênent la cicatrisation. De plus, la salive du chat contient de très nombreuses bactéries !
Pour traiter une plaie, il faut consulter rapidement votre vétérinaire qui prodiguera à votre animal tous les soins nécessaires !

Mon chat a le “Sida des chats”. Il risque de me le transmettre.

Non, il n’y a aucun risque !

Le virus responsable du “Sida du chat” s’appelle le FIV et est différent du virus humain HIV . Il n’y a donc aucune possibilité de transmission de ce virus à l’homme !

Le FIV est appelé “Sida du chat” car, comme chez l’homme, il entraîne une diminution des défenses immunitaires et une sensibilité face à toute pathologie si la maladie se déclare.

Rappelons qu’un chat peut être contaminé par le FIV lors d’une morsure, au cours d’un accouplement, ou encore par transmission de la mère à ses petits lors de la gestation et de la mise bas.
Le meilleur moyen de réduire le risque que votre chat n’attrape cette maladie est de le faire stériliser dès l’âge de 6 mois ! Cela empêchera les accouplements et diminuera le risque de divagations et de bagarres avec des animaux porteurs.

Les chiens et les chats mâles n’ont pas de tétons.

Faux ! Ce n’est pas parce qu’ils n’allaitent pas leurs petits que les mâles n’ont pas de tétons ! Comme vous Messieurs, les chiens et les chats ont des tétons ! Ils en ont même 5 paires théoriquement.

Parfois il peut y avoir des tétines manquantes ou au contraire des tétines surnuméraires.

 

Vous voilà maintenant avertis des rumeurs les plus courantes qui circulent sur nos chiens et chats ! Ne vous laissez pas tromper par ces vieilles croyances !
Votre vétérinaire est votre meilleur conseiller : n’hésitez pas à lui poser toutes vos questions.

 

 

Conseils avant de faire reproduire une chienne

Avant toute chose, il convient de déterminer le moment idéal pour la saillie

Traditionnellement, la chienne était conduite au mâle tous les deux jours du 9e au 13e jour du cycle (comptés à partir du début des écoulements de sang).

Toutefois, certaines chiennes ovulent dès le 4e jour du cycle, d’autres attendent le 18e. La survie des ovules est courte, quelques heures seulement, entre l’ovulation et la fécondation par les spermatozoïdes, qui eux même ne sont efficaces que quelques jours.

Les dosages sanguins de progestérone, permettent de préciser à 24h près le moment de la saillie pour avoir une portée complète : la naissance d’un ou deux chiots est souvent le témoin d’un décalage trop important, trop précoce ou trop tardif, entre le moment idéal et le moment réel de la saillie.

Le dosage sanguin de la progestérone, hormone de la gestation, permet de connaître le moment de l’ovulation, qui précède la migration des ovules dans l’utérus.

On commence à réaliser des prises de sang dès le 9ème jour suivant le début des chaleurs. Elles seront reconduites toutes les 48 heures jusqu’au jour de l’ovulation. La prise de sang s’effectue le matin, les résultats sont communiqués le soir par le laboratoire.

Pour mener une gestation à son terme puis nourrir sa portée jusqu’au sevrage dans de bonnes conditions, la femelle doit être en excellente condition physique.

 

Idéalement, la chienne sera une jeune adulte (de la 3e ou 4e chaleur jusqu’au seuil de sénescence).

Si elle a plus de 5 ans, elle aura déjà eu une portée afin que le vagin et le bassin puissent se dilater correctement pour la naissance des chiots.

La chienne ne sera ni trop maigre ni en surpoids, et on attendra le milieu de la gestation avant d’augmenter sa ration.

La chienne sera vermifugée dès le début des chaleurs, avec un traitement efficace contre les trichures et les ascaris, parasites qui se transmettent aux chiots à travers le placenta.

La chienne sera également vaccinée avant la saillie, on pourra envisager une vaccination contre l’herpès virose chez les chiennes primipares : cette maladie est mortelle chez le chiot nouveau- né (hémorragies et destruction de nombreux organes) alors qu’elle est généralement inapparente chez l’adulte, mâle ou femelle.

L’herpès virose est une maladie sexuellement transmissible, qui peut donc concerner tous les reproducteurs, l’animal d’élevage comme l’ animal de compagnie. La contamination de la femelle au moment de la saillie provoquera des lésions de l’appareil génital de la femelle ainsi que du placenta, qui seront responsables d’infertilité (absence de chiots ou diminution de la taille de la portée), d’avortement, de naissances prématurées.

De nombreux médicaments étant toxiques pour les foetus, il conviendra de limiter les traitements au strict nécessaire, en prévenant le vétérinaire de l’état de gestation de la chienne.

On aura pris soin de vérifier l’absence de consanguinité entre le chien et la chienne, de même que l’absence de défauts majeurs communs aux deux animaux.

Assistance à la saillie
Une saillie complète avec retournement du mâle qui reste “collé” dos à dos à la femelle, se traduira par la gestation d’une portée. Cependant, cette saillie ne se déroulera complètement que si tout fonctionne correctement : le moment de la saillie est le bon, la vulve et le vagin de la chienne sont assez dilatés, la femelle accepte le mâle qui lui est présenté, et ne souffre pas du chevauchement; le mâle est attiré par la femelle ;  le chevauchement puis le retournement ne doivent pas être douloureux ; enfin il ne doit pas y avoir de conflit hiérarchique entre le mâle et la femelle, ni entre les chiens et leurs maîtres.

L’idéal est une saillie en liberté, dans un territoire “neutre” (loin des autres chiens de l’élevage), en l’absence des maîtres qui n’exercent qu’une surveillance discrète.

Dans de rares cas (mâle inexpérimenté, femelle agressive ou peureuse), la chienne sera inséminée artificiellement avec du sperme prélevé à la clinique sur le mâle et déposé immédiatement dans le vagin de la femelle, voire avec du sperme réfrigéré ou congelé. On réalisera alors un spermogramme, afin de vérifier que le mâle est fertile, avec un sperme de bonne qualité avant de pratiquer l’insémination, qui en général est répétée le lendemain. Une insémination artificielle n’est réalisée que sur des chiennes ayant eu des dosages de progestérone et dont la date d’ovulation est connue : la fenêtre de réussite est courte : 48 heures et le taux de réussite est de 75%.

Déclaration de la portée
Si la chienne et le chien sont inscrits au LOF et ont déjà été confirmés, le propriétaire de la femelle devra envoyer dans les quatre semaines à la Société Centrale Canine le “certificat de saillie” (www.scc.asso.fr), signé par les propriétaires du mâle et de la femelle.

                                                                               

 

 

Vous avez dit piroplasmose ?

La piroplasmose en cinq questions…

Qu’est-ce que c’est ?

La piroplasmose est une maladie transmise au chien par les tiques. Ces dernières sont très présentes sur les chemins de campagne. On les rencontre beaucoup dans les sous-bois, les broussailles…

Elles se fixent volontiers sur la peau de votre chien au cours d’une promenade.

48 heures après fixation sur la peau du chien, la tique peut lui inoculer un parasite appelé « piroplasme » qui va se loger dans les globules rouges de l’animal et les faire éclater.

Le chien présente alors rapidement une anémie.

 

Quels sont les symptômes ?

Le chien souffrant de piroplasmose a les muqueuses pâles car il est anémié : Si vous soulevez ses babines, vous remarquerez que ses gencives et son palais ont perdu leur coloration rose et sont anormalement blancs.

L’animal est abattu, mange peu. Il présente de la fièvre et des urines foncées (couleur marc de café).

Peuvent s’ensuivre des complications au niveau rénal et hépatique notamment.

 

Est-ce que la piroplasmose peut toucher le chat ? L’homme ?

Le chat est rarement touché mais quelques cas ont été décrits.

L’homme piqué par une tique ne peut pas être atteint de piroplasmose. En revanche, les tiques peuvent lui transmettre d’autres maladies graves, en particulier la maladie de Lyme !

 

Est-ce que cette maladie se soigne ?

C’est une maladie qui se soigne mais il faut agir vite. Si elle n’est pas prise à temps, elle est rapidement mortelle.

Pour confirmer la maladie, le vétérinaire prélèvera un peu de sang à votre animal et l’observera au microscope. En cas de piroplasmose, il visualisera les parasites au sein des globules rouges.  

Si votre chien est atteint, le vétérinaire lui administrera un traitement par injection permettant de tuer les piroplasmes. Selon la gravité de l’état de santé de l’animal, une hospitalisation peut être nécessaire. Le chien sera alors placé sous perfusion.

Si l’anémie est sévère, une transfusion sanguine sera effectuée.

 

Que faire pour l’éviter ?

Il existe deux moyens de prévention principaux :

  • Le premier est le vaccin. Le chien doit recevoir 2 injections vaccinales la première année, puis un rappel chaque année.
  • Bien que très efficace, le vaccin ne protège pas à 100% contre la piroplasmose.

D’où la nécessité d’utiliser en complément un antiparasitaire externe (sous forme de pipette, collier, comprimé, ou spray) efficace contre les tiques.

Le fait de combiner ces deux moyens de protection vous permettra de vous promener en toute sérénité avec votre chien.

Demandez conseil à votre vétérinaire : il vous conseillera sur le protocole le mieux adapté pour votre animal.

Pensez aussi à bien papouiller votre chien au retour de promenade : si vous décelez une tique fixée sur sa peau, vous pouvez ainsi la retirer avec un crochet tire tique et surveiller l’absence d’apparition de symptômes dans les 10 jours qui suivent la piqûre.

 

Sachez qu’il faut protéger votre chien contre les tiques toute l’année. On pense à tort que les tiques ne sont présentes qu’au printemps et en automne. On en trouve en réalité durant toutes les saisons !

Attention à l’automédication

CHIEN STETHOVotre animal fait peut-être partie de ceux chez lesquels une pathologie resurgit de façon périodique :

– Chien présentant de fréquentes otites (notamment après les bains de mer ou en piscine)
– Animal chez lequel tout écart ou changement alimentaire entraîne inévitablement vomissements ou diarrhée.
– Chat sujet aux conjonctivites ou aux problèmes cutanés…

Il est alors parfois très tentant de reprendre un ancien traitement prescrit par le vétérinaire pour la même pathologie ou d’essayer de soigner son animal à l’aide de médicaments humains. Il faut néanmoins garder à l’esprit que tout médicament peut engendrer divers effets secondaires et comporte des contre-indications.

Ainsi, si certaines substances peuvent être employées sans danger (utilisation d’un shampooing antiseptique lors de réapparition de troubles cutanés d’origine allergique, administration de plâtre digestif (smecta, kaopectate) à un animal souffrant de diarrhée mais qui reste en forme et ne présente aucun vomissement…), beaucoup d’autres ne doivent être utilisés qu’avec précaution.

Les erreurs commises lors d’automédication peuvent l’être à différents niveaux :

Dosages inadaptés          

Les posologies d’un médicament sont propres à chaque espèce. Elles peuvent être très différentes entre l’homme et l’animal. Il ne suffit donc pas de rapporter les dosages d’un médicament humain au poids de votre chien, chat ou furet pour pouvoir l’utiliser sans risque chez votre animal.

Des médicaments utilisés très fréquemment chez l’humain (y compris chez les enfants) et qui semblent d’emploi anodin sont responsables de nombreux cas d’intoxications par surdosage chez les animaux domestiques (le chat, par exemple, est très sensible à l’aspirine et au paracétamol ) cf: Comment bien utiliser les anti-inflammatoires?

Emploi d’un médicament toxique pour une espèce

Un médicament très bien toléré dans une espèce peut être mortel dans une autre.

             Un chat n’est pas un petit chien !                                                                           

Ainsi, les pipettes ou colliers antiparasitaires contenant de la perméthrine ou de la deltaméthrine (advantix, scalibor) sont très efficaces dans la lutte contre les piqûres de moustiques et de tiques chez le chien mais sont extrêmement toxiques pour le chat.

De même, certains antibiotiques utilisés très fréquemment chez le chien et le chat ne doivent surtout pas être administrés aux lapins par voie orale.

cf: le vétérinaire a prescrit un traitement antibiotique à mon animal

Il arrive même que des médicaments soient très bien tolérés dans une espèce sauf pour quelques races bien précises. Par exemple, le lopéramide (imodium) peut être employé dans de nombreuses races canines mais est responsable de très graves troubles nerveux dans la race Colley.

Emploi de médicaments non adaptés à l’âge ou à l’état de santé de l’animal

Certaines molécules ne sont pas adaptées à des animaux très jeunes ou présentent un risque pour les petits de femelles gestantes ou allaitantes.
Par ailleurs, l’administration de médicaments, pourtant utilisés sans risque chez des animaux en pleine forme, peut avoir de graves répercussions sur l’état de santé d’un animal souffrant d’une maladie chronique. Par exemple, les anti-inflammatoires ne doivent pas être utilisés chez des animaux présentant une insuffisance hépatique ou rénale. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce type de maladie n’est pas facile à repérer par les propriétaires et seul un bilan sanguin permet de s’assurer de leur absence chez un vieil animal (en effet, certains chats  âgés insuffisants rénaux boivent juste “un peu plus” et ont perdu “un peu de poids” mais semblent en pleine forme : très bon appétit, chat encore très actif… et leur maître ne s’imagine pas du tout qu’ils puissent être malades).

 

Réutilisation d’un précédent médicament dans une situation inadaptée

 
Lorsqu’un chien a souffert d’une otite ayant bien répondu à un traitement auriculaire local, le propriétaire peur être tenté de réutiliser cette même solution si le chien présente à nouveaux les symptômes d’une otite. L’emploi de ces lotions et suspensions auriculaires ne doit cependant pas se faire sans consultation vétérinaire préalable. En effet, ces médicaments ne  peuvent être utilisés que si un examen attentif du conduit auditif a permis de vérifier l’absence de corps étranger dans l’oreille (épillet par exemple) et l’absence de perforation du tympan.

De même, l’utilisation d’un collyre contenant de la cortisone (cas de très nombreux collyres) ne doit se faire qu’après avoir vérifié l’absence d’ulcère sur la cornée de votre animal. L’instillation d’un collyre inadapté peut creuser davantage un ulcère et provoquer de très graves lésions de la cornée. (cf les traitements corticoïdes)

De nombreux cas d’intoxications ou d’effets secondaires graves répertoriés chez les animaux de compagnie font suite à l’administration par les propriétaires de médicaments inadaptés (surdosage, contre-indications non connues…). L’utilisation de médicaments vétérinaires peut limiter ces risques (notices détaillées précisant les dosages pour chaque espèce, les effets indésirables et les contre-indications) mais il convient surtout de ne jamais hésiter à demander conseil à votre vétérinaire. Connaissant parfaitement votre animal, son âge et ses antécédents médicaux, il saura vous indiquer si le traitement que vous souhaitez lui donner est adapté, vous indiquer les doses à administrer et les précautions à respecter et vous conseillera une consultation si elle est nécessaire.

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