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La mise-bas chez la chatte et les premiers soins aux chatons

 

Votre chatte attend une portée

LE DEROULEMENT DE L’ACCOUCHEMENT

Avant la naissance, placez une boîte de carton assez grande, contenant de vieilles couvertures ou de vieux draps, dans une pièce calme, idéalement dans un placard, pour que la mère s’y installe plutôt que de choisir votre duvet pour mettre bas ! Il est préférable de laisser la litière, les aliments et l’eau hors de la boîte. Évitez surtout de placer un bol d’eau dans la boîte, à proximité des chatons, puisque ces derniers peuvent glisser dans l’eau et prendre froid.

La mise bas dure en général quelques heures seulement chez la chatte. Au moment de la naissance, il est important de ne pas déranger la mère. Laissez-la prendre soin des nouveau-nés et les nettoyer sans intervenir. Il n’est pas nécessaire de vous dépêcher de changer les draps, par exemple. En évitant de manipuler les chatons pendant les 24 ou 48 premières heures suivant une naissance normale (sauf pour effectuer un bref examen afin de déceler les malformations congénitales), vous offrez à votre chatte un milieu paisible qui rehausse sa capacité de soigner ses petits et lui permet de terminer la mise bas dans le calme. Dans de rares cas il sera nécessaire d’aider à la naissance d’un chaton trop gros, malformé ou en mauvaise position.

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Normalement, dès l’expulsion, la chatte prend en charge le chaton. Elle le lèche, ce qui permet de le débarrasser de la membrane qui l’entoure, de couper le cordon ombilical et de stimuler la respiration. 

Dans certains cas, la prise en charge par la chatte est défaillante. Les principales causes sont : manque d’expérience, douleurs ou inconfort, mauvaises conditions environnementales pour la mise-bas.

Pour favoriser la respiration, il peut être utile d’aspirer les sécrétions au niveau des narines et de la bouche du chaton en utilisant délicatement une petite poire d’aspiration, un mouche bébé ou une seringue à insuline.

Il peut être utile de lui frictionner le thorax avec un linge sec et tiède, en mettant la tête vers le bas. Attention à ne jamais secouer les chatons.S’il n’a pas été sectionné par la chatte, il y a lieu de comprimer le cordon ombilical avec un clamp chirurgical à 3 cm de l’ombilic, de le ligaturer et de bien le désinfecter avec un antiseptique (vétédine ®)

A la naissance, la température du chaton est de 35°5C. Pour assurer un bon réchauffement des chatons, la température du nid doit être de 28 à 30°C. C’est le cas si la mère s’occupe bien des chatons et si la portée est nombreuse. Dans le cas contraire, il faut surveiller la température des chatons et mettre des bouillottes. Le réchauffement doit être progressif et il faut veiller à ne pas brûler les chatons par un contact prolongé avec une bouillotte.

Les chatons doivent téter rapidement.

Il est utile de peser les chatons à la naissance et de surveiller la prise de poids quotidienne.

Une stagnation est classique pendant les deux premiers jours. Une prise de poids doit se produire à partir du 3ème  jour.

Si les chatons tètent insuffisamment, que la mère n’a pas de lait ou du lait de mauvaise qualité, un allaitement artificiel (exclusivement avec du lait pour chatons) est nécessaire.

La quantité à donner aux chatons est de 5 ml par repas, toutes les 4 à 6 heures.

La chatte est une mère attentive; à part le fait d’habituer les chatons à la présence humaine en les manipulant doucement, l’intervention de votre famille n’est pas vraiment nécessaire. La chatte nettoie les chatons, à qui elle enseigne à utiliser la litière, en plus de les nourrir et d’en prendre soin. 

QUELS SONT LES SOINS A DONNER AUX CHATONS JUSQU’AU SEVRAGE ?
Durant les quatre premières semaines, la chatte nourrit ses chatons à volonté. Si elle ne produit pas assez de lait, vous entendrez les chatons gémir, ils seront agités ou faibles et, leur réflexe de succion étant peut être insuffisant, et ils ne prendront pas de poids. Le gain normal est de 10 grammes par jour.

Si un chaton est très faible, il s’alimente et bouge peu, et il finira rapidement par souffrir de sous-alimentation et de déshydratation. Dans les cas graves, la température du corps chute. Les chatons dont la prise de poids est anormale ou qui présentent des anomalies devraient être examinés le plus tôt possible par un vétérinaire, car ils ont peu de réserves et peuvent décliner rapidement. Si les mamelons de la mère semblent enflés ou rouges, s’il s’en écoule des sécrétions anormales, si la mère présente des pertes prolongées des voies génitales, ou si elle ne se nourrit pas et n’allaite pas suffisamment ses chatons, faites-la examiner sans retard. En général, les chattes sont en bonne santé et vigoureuses à l’époque de la naissance, mais il arrive que des interventions s’imposent.

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À partir de l’âge de quatre semaines, offrez de la nourriture aux chatons. Choisissez des croquettes de bonne qualité pour chatons auxquelles vous aurez ajouté de l’eau, cette nourriture aura d’ailleurs été servie à la chatte depuis 2 semaines afin de lui apporter assez de calories pour nourrir sa portée. Servez la nourriture dans un plat peu profond, pour que les petits puissent l’atteindre facilement. Si certains chatons ne s’intéressent pas à la nourriture, mettez-en un petit peu sur leurs lèvres et placez-les près du bol pour qu’ils prennent eux-mêmes de la nourriture. Jusqu’au sevrage, les chatons digèrent bien le lait, mais il n’est pas nécessaire de leur en donner. Laissez les chatons manger à volonté. À l’état sauvage, les chats sont des grignoteurs et ils s’alimentent plusieurs fois par jour.

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Veillez à ce que les chatons ne soient pas sevrés avant l’âge de six semaines, car il peut être très exigeant d’avoir à les nourrir, et ils risquent davantage d’avoir une mauvaise santé et d’être moins sociables avec leurs congénères.

Il est important de manipuler les chatons régulièrement, voire chaque jour si c’est possible, une fois que la routine de la mère est bien établie. Cette manipulation est particulièrement importante entre le moment où ils ouvrent les yeux ( vers 10 jours)et le sevrage, pour les habituer au contact humain. Le fait de les tenir, de leur parler doucement et de les caresser est un bon moyen de leur apprendre à connaître les humains et à leur faire confiance. Dans tous les cas ils ne seront pas séparés de la mère avant l’âge de 12 semaines, afin qu’elle leurs apprenne à contrôler leurs morsures et leurs griffures. Ils pourront alors être vaccinés et identifiés avant de changer de maître, conformément à la loi. Dés que les chatons se nourrissent seuls, ils seront vermifugés, et le traitement antiparasitaire sera ensuite renouvelé toutes les 3 semaines jusqu’à l’âge de 6 mois.
 

L’occlusion digestive chez le lapin : mon lapin ne fait plus de crottes

L’occlusion digestive du lapin est une des pathologies digestives les plus fréquentes de cette race.

Le plus souvent, le blocage se situe au niveau de l’estomac, mais peut aussi se localiser dans l’intestin grêle, au niveau de l’anus, ou de toute autre portion du tube digestif.

Elle résulte généralement d’un blocage du transit digestif par des boules de poils, des corps étrangers ou des tumeurs.

Les boules de poils sont la raison la plus fréquente d’occlusion digestive. Lors de la mue, le lapin avale de grosses quantités de poils en faisant sa toilette.

                                                                

Insulinome du furet : quand mon furet fait des hypoglycémies

L’INSULINOME DU FURET                        

                                                                             

Qu’est-ce qu’un insulinome?
L’insulinome est une tumeur du pancréas qui sécrète des quantités excessives d’insuline. L’insuline fait diminuer le niveau de sucre dans le sang, ce qui peut avoir des conséquences fâcheuses. Le sucre est nécessaire pour que le cerveau et les muscles fonctionnent normalement. Malheureusement, cette tumeur est commune chez les furets d’âge moyen à âgé.

Quels sont les signes cliniques?
Le faible niveau de sucre dans le sang se manifeste souvent par une faiblesse des pattes arrières et de l’incoordination. Votre furet peut aussi avoir les yeux dans le vague, être abattu ou même incapable de se lever. Dans des cas très sévères, il peut également faire des convulsions. Finalement, le manque de sucre peut rendre votre furet nauséeux, ce qui peut le faire saliver beaucoup et se frotter la gueule avec ses pattes avant.

Comment cette maladie est-elle diagnostiquée?
Une prise de sang peut être faite pour évaluer le taux de sucre de votre furet. Un taux de sucre continuellement plus bas que la normale suggère fortement cette maladie. Dans certains cas, des nodules peuvent être identifiés dans le pancréas en faisant une échographie. Le taux d’insuline dans le sang peut aussi être mesuré, mais ce test est rarement utilisé. Le seul moyen de diagnostiquer cette maladie hors de tout doute est de faire une biopsie du pancréas.

Quel est le traitement de cette maladie?
Le traitement idéal est d’aller en chirurgie et retirer le plus de tumeur possible. Malheureusement, il est impossible d’enlever toutes les cellules cancéreuses en chirurgie, et même si des portions du pancréas sont enlevées, l’insulinome revient. Au bout que quelques semaines ou mois, et dans de rare cas au bout de quelques années, traiter avec des médicaments devient nécessaire.
Il existe 2 médicaments pour contrôler le taux de sucre: la prednisone et le diazoxide.
La prednisone est un stéroïde qui aide le corps de votre furet à produire plus de sucre. La dose de ce médicament doit être augmentée graduellement au fur et à mesure que la maladie progresse. Lorsque la prednisone ne peut plus contrôler la maladie à elle seule, on ajoute le diazoxide. Éventuellement, les 2 médicaments donnés ensemble à la plus forte dose ne pourront pas contrôler la maladie.

Quel est le pronostic?
Le pronostic dépend toujours de la sévérité et la vitesse de progression de la maladie. Les médicaments peuvent contrôler la maladie pendant plusieurs mois. Certains se portent bien pendant plus d’un an en ajustant continuellement la dose de prednisone et de diazoxide. Cependant, l’insulinome causera la mort de votre furet dans un avenir plus ou moins proche.

CONSEILS POUR LA MAISON

1) Donner les médicaments tels que prescrits.
La prednisone augmente souvent la consommation d’eau et l’appétit. Assurez-vous que votre furet a toujours de l’eau et une litière disponible.

 

2) Assurez-vous que votre furet a de la nourriture disponible en tout temps.

  • Une diète pour furet ou une diète pour chat de haute qualité avec plus de 30 % de protéine est possible.
  • Éviter la nourriture pour chat en conserve, car elle contient trop de sucre.De même le lait est proscrit.
  • Éviter les sucreries de toutes sortes également. Les furets ont pratiquement tous un faible pour le sucre. Si vous offrez du sucre à un furet, c’est comme si vous mangiez une boîte de chocolat. Au début, vous avez plein d’énergie, mais assez rapidement votre pancréas sécrète de l’insuline et vous vous sentez fatiguée parce que votre niveau de sucre a diminué. Un furet avec un insulinome n’a pas les réserves nécessaires pour maintenir son taux de sucre à un niveau acceptable, car il y a beaucoup trop d’insuline qui est relâchée par la tumeur ce qui peut résulter en une crise d’hypoglycémie (taux de sucre trop bas). Votre furet peut alors perdre connaissance et faire des convulsions.
  • Il peut être judicieux d’essayer le régime tout carné, plus proche du régime naturel des furets en liberté : Un régime carné équilibré est plus proche de l’alimentation naturelle, et serait à privilégier pour la santé du furet, si le propriétaire en accepte les contraintes (approvisionnement, préparation…). Ce régime peut être constitué de proies entières ou d’une ration ménagère à base de viande crue. Les proies entières sont généralement des poussins, souris, jeunes rats,… et apportent au furet la totalité de ses besoins nutritionnels. Avec ce type d’aliments, il peut être utile d’administrer régulièrement un laxatif (paraffine ou produit spécifique vétérinaire) pour éviter la formation de boules de poils ou de plumes dans l’estomac.

Pour les rations ménagères à base de viande, il est généralement conseillé de la composer avec 80-90 % de viande de volaille, ou mieux encore de viande et os broyés (il existe des steaks hachés congelés de volaille broyée) ; pour compenser ses carences minérales et vitaminiques, cette ration de base doit être complétée avec certains des ingrédients suivants : abats (foie, cœur,…), levure de bière, germes de blé, coquilles d’œuf cuit, huile de poisson, de colza ou de tournesol, complément minéral et vitaminé vétérinaire….
Pour ces denrées rapidement périssables, la distribution doit être faite en 2 repas quotidiens au moins, les restes non consommés du repas précédent étant systématiquement éliminés.

3) Éviter les exercices prolongés et violents.

La consommation de sucre des muscles et autres tissus dépend de leur niveau d’activité. Trop d’exercice peut diminuer dangereusement le taux de sucre de votre furet. Essayez de limiter les périodes d’exercice à 15-20 minutes. Aussi, encourager votre furet à manger après une période d’exercice.

4) Si vous observez des signes d’hypoglycémie à la maison.

  • Essayer d’abord de faire manger votre furet. Cela aidera à stabiliser son taux de sucre.
  • Si votre furet ne peut pas manger parce qu’il est très faible, semi conscient ou convulse, mettez du sirop de maïs, d’érable ou autre sirop sur votre doigt et masser ses gencives. Évidemment, user de prudence pour ne pas vous faire mordre. Si votre furet convulse, vous pouvez utiliser un Q-tip pour appliquer le sirop sur les gencives de votre furet. Lorsque votre furet sera davantage conscient, encourager le à manger sa nourriture (tel que recommandée ci-dessus)
  • Contactez votre vétérinaire. Le dosage du ou des médicaments devra fort probablement être ajusté.

L’insuffisance rénale

 

Les reins sont deux organes situés dans la cavité abdominale et dont le rôle principal est la détoxification et l’élimination des déchets azotés par l’urine.

Ils jouent  également un rôle dans la régularisation de la pression artérielle et dans l’homéostasie (maintien de l’équilibre ionique dans le sang).

Enfin, ils sécrètent une hormone appelée érythropoïétine nécessaire au renouvellement des globules rouges.

Avec l’âge, les reins peuvent subir des altérations et devenir défaillants. On estime que lorsque les symptômes d’insuffisance rénale apparaissent, les 3/4 des reins ne sont déjà plus fonctionnels !

L’insuffisance rénale chronique est fréquente chez le chien et davantage encore chez le chat. C’est malheureusement une cause courante de mortalité chez l’animal âgé.

 

Symptômes

Les symptômes d’insuffisance rénale chronique apparaissent de façon progressive.

On observe généralement un amaigrissement, une perte d’appétit, une augmentation de la prise de boisson et des mictions (appelée polyuropolydypsie), un abattement, des troubles digestifs (vomissements, diarrhée).

L’insuffisance rénale peut entraîner une hypertension artérielle pouvant elle-même générer des lésions ophtalmologiques ou des troubles cardiaques.

Des troubles de la coagulation (saignements), et une fatigabilité musculaire peuvent également survenir.

Lorsque l’insuffisance rénale est avancée, il y a souvent chez le chat et parfois chez le chien une anémie concomitante.

 

Diagnostic

Après avoir examiné l’animal, le vétérinaire confirme le diagnostic d’insuffisance rénale grâce à des analyses de sang qui permettent de mettre en évidence une augmentation des taux d’urée et de créatinine sanguines.

D’autres anomalies sanguines sont très souvent observées comme une augmentation du phosphore, une anémie…

Suite à ces analyses, d’autres examens complémentaires peuvent être nécessaires, tels qu’analyses d’urine, échographie, prise de la tension artérielle.

Tous ces examens permettront de connaître l’ampleur des lésions, d’adapter le traitement et de donner un pronostic.

 

Traitement

Lorsqu’un chien ou un chat est en “crise urémique” (augmentation soudaine et très marquée de l’urée), le vétérinaire recommande généralement son hospitalisation et sa mise sous perfusion.

Une insuffisance rénale chronique nécessite un traitement au long cours, qui repose en partie sur des mesures hygiéniques, notamment sur l’utilisation d’une alimentation ciblée. Une alimentation spécifique est en effet indispensable : elle permettra de préserver la fonction rénale au maximum.

Des traitements par voie orale seront également souvent nécessaires, notamment en cas d’anémie ou d’hyperphosphorémie.

Comme pour les pathologies cardiaques, plus le diagnostic d’insuffisance rénale est établi précocement, meilleur sera le pronostic.

La meilleure solution est de faire réaliser un dépistage régulier de cette maladie grâce à des analyses de sang chez votre vétérinaire. Selon l’âge de votre animal, ce dépistage peut se faire une à deux fois par an, voire davantage pour les chiens et les chats prédisposés.

 
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Pourquoi faut-il traiter un chien cardiaque ?

 

Votre chien souffre d’insuffisance cardiaque. Le traitement prescrit ne le guérira pas mais l’aidera à vivre mieux et beaucoup plus longtemps.
En administrant chaque jour ses médicaments à votre compagnon, vous jouez un rôle essentiel dans la prise en charge de sa maladie et donc dans l’allongement de son espérance de vie.                                                                         

Le mauvais fonctionnement du cœur de votre chien explique les symptômes que vous aviez ou auriez constatés à votre domicile: une toux ou des difficultés respiratoires, une fatigue, une intolérance à l’effort voire des syncopes ou une perte de poids.
En effet, le cœur, qui est un muscle particulier, joue le rôle d’une pompe qui fait circuler le sang dans tout l’organisme. S’il fonctionne mal, dans un premier temps, vous ne remarquez rien. Le seul signe de cette atteinte réelle mais insoupçonnée du cœur est la présence d’un souffle cardiaque lors de l’auscultation. Par la suite, les anomalies s’aggravent et les symptômes commencent à apparaître, d’abord lors d’un effort prolongé ou intense, puis à l’occasion d’un effort anodin (comme se lever le matin) ou de courte durée.

En fait, tout se passe comme si son cœur était de moins en moins capable de s’adapter à l’activité de votre chien. Votre compagnon vous semble paresseux et ce symptôme vous a amené à consulter. Le traitement quotidien prescrit vise à rééquilibrer le mauvais fonctionnement de son cœur et lui permettre de s’adapter aux différentes activités de votre chien. Ce traitement a aussi pour objectif de freiner l’évolution de la maladie.

 

SOUVENT, LA TOUX CONSTITUE LE PREMIER SIGNE D’APPEL

Elle est provoquée par une compression de la trachée et des bronches. Soit le cœur, plus volumineux, appuie sur ces structures (toux dite cardiogénique), soit une partie du sang stagne dans les poumons car le cœur n’arrive plus à le faire circuler hors de ce territoire : c’est l’œdème pulmonaire.
Cet œdème limite les échanges gazeux au niveau du poumon donc le sang s’appauvrit en oxygène. De plus, le cœur pompant difficilement, il le distribue mal aux organes. Un apport sanguin diminué et moins riche en oxygène entraîne une fatigue progressive. Les déplacements de votre chien deviennent de plus en plus restreints, aboutissant parfois à des malaises, ou syncopes, lors d’efforts brusques et soudains.
De même que le cœur élimine moins bien le sang des poumons, il pompe également moins bien le sang de l’abdomen et la partie liquide de ce sang s’accumule entre les organes abdominaux. Cet épanchement, appelé ascite, appuie sur la cage thoracique, comprime les poumons et accentue encore les difficultés respiratoires.

 

L’INSUFFISANCE CARDIAQUE DE VOTRE CHIEN PEUT AVOIR DEUX ORIGINES DIFFERENTES

Le cœur est constitué de 4 cavités : deux oreillettes et deux ventricules, que le sang traverse toujours dans le même sens : oreillette droite, ventricule droit, poumons, oreillette gauche, ventricule gauche, puis aorte et l’ensemble des autres organes et retour vers l’oreillette droite. Des portes étanches appelées valves, présentes entre oreillette et ventricule, empêchent tout reflux de sang – ou régurgitation – vers l’oreillette.

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Les chiens de petite taille sont plutôt prédisposés à une anomalie des valves appelée endocardiose. Celles-ci perdent leur étanchéité. Le sang reflue dans l’oreillette qui se dilate progressivement suite à une sur-pression.
Ce reflux se détecte par la présence d’un bruit surajouté à l’auscultation, appelé souffle cardiaque.
                                                                          
En revanche, chez les chiens de grande taille, l’insuffisance cardiaque est plutôt due à une faiblesse du muscle cardiaque qui se contracte moins bien et éjecte le sang plus faiblement. Ses cavités se dilatent et le cœur grossit – d’où la silhouette volumineuse qui apparaît parfois sur les radiographies : il s’agit d’une cardiomyopathie dilatée.

Dans les deux cas, le sang circule mal dans l’organisme et votre chien présente fatigue, toux, voire syncopes.

Le traitement que vous donnez chaque jour à votre chien permet d’améliorer le débit sanguin et le fonctionnement du coeur. Plus le traitement est commencé tôt, plus la phase sans symptômes ou avec des symptômes modérés durera longtemps, et plus longue sera l’espérance de vie de votre animal.

 

LE TRAITEMENT AGIT A PLUSIEURS NIVEAUX

Au niveau du cœur, il renforce les contractions et rend le travail de pompe plus efficace. Il prévient l’hypertension artérielle, ce qui soulage encore le muscle cardiaque. Les symptômes régressent voire disparaissent ; votre chien retrouve son allant et sa joie de vivre. En plus de ce traitement médicamenteux, pensez à réduire son activité physique à des balades courtes et tranquilles, surveiller son alimentation ( pas trop gras, pas trop salé), et limiter le stress.

Penser quotidiennement au traitement de son chien, c’est prolonger sa vie, chaque jour un peu plus.
L’insuffisance cardiaque est une maladie qui nécessite un traitement journalier, la vie durant, car toute interruption remettra le fameux cercle vicieux en marche, précipitant ainsi la rechute suivante. En effet, l’insuffisance cardiaque ne se guérissant pas, votre chien vivra des périodes critiques : œdèmes pulmonaires, syncopes, crises d’insuffisance rénale aiguë … mais le traitement permet de retarder la survenue de ces crises – qui se produiront tôt ou tard, quelle que soit la qualité du traitement – et d’en récupérer ensuite plus facilement.

Un suivi régulier et un traitement quotidien sur le long terme, c’est l’assurance de vivre davantage de jours heureux en compagnie de votre chien ….

Ce qu’il faut retenir :

L’insuffisance cardiaque, fréquente chez les vieux chiens, se contrôle avec un traitement quotidien et permanent et une restriction du sel et de l’exercice. Le suivi du traitement avec des visites de contrôle régulières est primordial. La maladie cardiaque va évoluer, s’aggraver et le traitement doit être adapté, tant dans les doses que dans le nombre de médicaments utilisés.