Archives de l’auteur

Mon furet perd ses poils : est-ce la maladie surrénalienne ?

L’HYPERADRENOCORTICISME (MALADIE SURRENALIENNE DU FURET)

Les furets sont prédisposés à développer une maladie des glandes surrénales appelée hyperadrénocorticisme.
Cette maladie est plus fréquente chez les furets âgées de trois ans et plus mais peut survenir plus tôt dans la vie de l’animal. La maladie surrénalienne du furet est causée par une tumeur qui secrète une quantité anormale d’hormones sexuelles dans le sang. La tumeur est parfois bénigne et parfois maligne. Lorsqu’elle est maligne, il arrive qu’elle s’infiltre dans les organes adjacents. Il est aussi possible que les 2 glandes surrénales soient affectées.

DIAGNOSTIC

Les furets atteints de cette maladie présentent divers signes cliniques :

  • Perte de poils sur les flancs, la base de la queue et sur le dessus de la tête.
  • Démangeaisons parfois présentes.
  • Mamelles proéminentes
  • gonflement de la vulve chez les femelles.
  • Blocage urinaire chez les mâles.

Pour confirmer la maladie, on peut doser les hormones surrénaliennes dans le sang des furets. Pour savoir laquelle des deux surrénales est affectée (ou si les deux le sont), l’échographie abdominale est la méthode de choix. Il n’est pas toujours nécessaire de confirmer le diagnostic avant d’entreprendre un traitement.

 

TRAITEMENT

Il existe 2 approches au traitement de la maladie surrénalienne du furet :

Traitement chirurgical
Le traitement chirurgical est le seul traitement curatif pour cette condition. Une échographie abdominale est alors essentielle pour identifier quelle glande (droite versus gauche) est affectée. Le coût et le risque chirurgical ne sont pas les mêmes selon le côté atteint.
Avantage : Curatif en une seule procédure
Inconvénients : Plus coûteux.
Implique de passer une échographie avant la chirurgie.
Récidive possible sur la glande non-affectée.

Traitement médical

Le traitement médical consiste à inhiber les hormones anormalement sécrétées par les surrénales. Il existe un médicament :
l’implant de Deslorelin est mis en place sous la peau et a une durée de vie d’environ 12 à  24 mois.
Avantages : Efficace pour contrôler les signes cliniques.
Moins coûteux que la chirurgie.
Aucun effet secondaire.
Inconvénients: N’empêche pas la tumeur de grossir, mais permet de contrôler les signes cliniques. Le traitement doit être continué pendant toute la vie de l’animal.

 

L’alimentation du lapin : les aliments autorisés

Le régime alimentaire

Le lapin et le lapin nain sont des herbivores stricts appartenant à l’ordre des lagomorphes. Ils sont proches des rongeurs. L’alimentation du lapin de compagnie doit donc être uniquement constituée de produits d’origine végétale.

Toutes les dents du lapin ont une croissance continue, c’est pourquoi il faut toujours mettre à sa disposition des aliments durs à ronger afin qu’il use correctement ses dents. Pour cela, vous devez lui proposer des aliments longs à mastiquer comme du foin, des herbes, certains légumes . Il sera aussi heureux de ronger des jeunes branches d’arbres comme du noisetier, de l’érable, du saule, de l’osier, du charme, du tilleul, du pommier.

La caecotrophie

Les lapins présentent une particularité digestive appelée la caecotrophie. Ce mécanisme est comparable à la rumination chez la vache: il permet au lapin de digérer deux fois ses aliments et d’assimiler ainsi davantage de nutriments. Ce phénomène de la caecotrophie est du à des bactéries particulières du tube digestif (caecum et gros intestin). Les caecotrophes sont des petites crottes humides alors que les crottes normales sont au contraire sèches et dures. Les caecotrophes sont riches en protéines, en acides gras et en vitamines. Ces « crottes », entourées de mucus, sont avalées dès leur sortie de l’anus par le lapin, elles lui apportent ainsi un complément alimentaire et vitaminique indispensable.

On ne doit donc jamais retrouver de caecotrophes dans la cage ou empêcher le lapin de les manger. Si le lapin ne peut pas manger ses caecotrophes, à cause d’un problème dentaire ou d’arthrose de la colonne vertébrale par exemple, il risque des carences nutritionnelles très graves.

Les besoins alimentaires du lapin

  • Les fibres alimentaires (très importantes) : Constituées de cellulose, ces fibres sont présentes dans le foin, et les végétaux séchés, ainsi que dans les légumes verts. La ration quotidienne d’un lapin doit comporter au moins 12 à 15% de fibres alimentaires. Une carence en fibres peut être responsable de troubles digestifs qui se manifestent par une diarrhée parfois grave. Il ne faut donc pas se contenter de nourrir votre Lapin avec un mélange de graines, qui ne sont pas suffisamment riches en fibres.
  • Les protéines d’origine végétale : Ces protéines sont indispensables et sont apportées par les végétaux présents dans la ration. Elles doivent représenter au maximum 14 à15 % de la ration. Un excès en protéines peut entraîner une prolifération de bactéries dangereuses (les Clostridies) responsables d’une entérotoxémie souvent mortelle.
  • Les vitamines (vitamine A, D, E) doivent être apportées par l’alimentation mais en quantité raisonnable. Les autres vitamines (vitamine B, K) sont contenues dans les caecotrophes et donc produites par le lapin lui-même.

  • Les minéraux : Ils sont généralement présents dans les aliments donnés au lapin. Les lapins ne régulent pas directement leur taux de calcium sanguin et celui-ci dépend de l’alimentation. Si le lapin consomme du calcium en excès, il est éliminé directement dans les urines et risque de précipiter sous forme de calculs dans la vessie. Ce sont de véritables cailloux qui peuvent empêcher le lapin d’uriner. Il faut donc éviter les apports excessifs de calcium chez les lapins et donc trop de luzerne et vérifier que le lapin a toujours à boire.
  • L’eau : Il est indispensable de leur apporter de l’eau en quantité suffisante (jusqu’à 400 ml par jour pour un lapin de grande taille). Cette eau doit être propre. Vous devez pour cela la changer régulièrement ou proposer à votre lapin un biberon fixé à la cage.

L’alimentation en pratique

  • L’alimentation traditionnelle à base de végétaux, de légumes et de fruits peut être difficile à mettre en place de façon équilibrée pour un novice. Par ailleurs, un régime uniquement à base de carottes, grains concassés (blé, orge, avoine…), foin et verdure fraîche (pissenlit, laitue, fenouil…) nécessite de toujours avoir sous la main des végétaux de qualité et non traités.
  • Les aliments spécifiques sont parfaitement adaptés aux besoins nutritionnels du lapin. Ces aliments apportent une ration de base équilibrée en protéines et en énergie. Les croquettes ou granulés sont d’une utilisation très facile car il n’y a aucun mélange à faire, ce sont des « menus complets » et, ils évitent que le lapin ne trie les graines qu’il préfère (ce qui ne serait à nouveau pas très équilibré). Vous compléterez cette alimentation de base par des légumes frais et par du foin qui peut être agrémenté d’herbes aromatiques ou de fleurs séchées.
  • Les légumes frais (salade, carottes, courgettes, endive) et la verdure : le lapin doit consommer une grande quantité d’herbes et de légumes, qui lui apportent notamment les fibres nécessaires à un bon transit digestif ainsi que des vitamines et des minéraux. Ces aliments nécessitent de plus une longue mastication qui contribue à une bonne usure dentaire. Outre les légumes, votre lapin appréciera certaines herbes cueillies au jardin (trèfle, pissenlit…).
  • Les fruits : le lapin est avant tout un herbivore et non un frugivore : les fruits doivent donc être donnés en très petites quantités dans sa ration car en raison de leur forte teneur en sucres, ils peuvent perturber la flore digestive de votre lapin et entraîner des diarrhées qui peuvent être très graves.
  • Il est indispensable de rationner votre lapin, c’est à dire de maîtriser les quantités de nourriture que vous lui donnez.En effet, en captivité, le lapin fait peu d’exercice et ne sait pas réguler son appétit. Votre lapin domestique aura donc tendance à l’embonpoint et sachez aussi que la surconsommation alimentaire favorise les troubles digestifs. Vous devez de préférence diviser la ration quotidienne en deux ou trois petits repas donnés sur la journée. Le lapin est un animal qui a tendance à gaspiller si vous lui donnez trop d’aliment à la fois.

Les aliments autorisés

  • les grains comme le blé, l’avoine, le maïs, l’orge
  • le foin de graminées, de légumineuses, de luzerne , le foin aromatisé, les fruits frais avec modération (pommes, poires, carotte…), les légumes frais ( endives , carottes, persil, courgette, laitue romaine, fenouil, celeri, celeri-rave
  • les friandises pour lapin à distribuer de temps en temps

Carottes et leur verdure (doit être donné en petites quantités, due à leur richesse en sucres).

Daucus carota

Branches de céleri (coupées en morceaux de 2,5 cm)

Apium graveolens

Céleri (bulbe)

Apium graveolens

Radis et verdure

Raphanus sativus

Poivrons

Capsicum annuum

Laitue romaine

Lactuca sativa

trevise

 

 

 

 

roquette

Eruca sativa

Endives belges

Cichorium intybus

Artichaut

Cynara scolymus

Potiron

Cucurbita pepo

courgette

Cucurbita pepo

Betteraves et verdure

Beta vulgaris

Egopode podagraire

Aegodopium podograria

Fenouil

Foeniculum vulgare

Okra

Abelmoschus esculentus

Luzerne fraiche

Medicago sativa

Panais

Pastinaca sativa

 

Racine de persil

Petroselinum crispum

Epinards

Spinacea oleracea

Endive

Cichorium endivia

Blé

Poa sp.

Asperges

Asparagus officinalis

Pois

Pisum sativum

Tomate (en quantités limitées, due à la richesse en sucres et en oxalates)

Lycopersicon esculentum

 

Les aliments interdits et ce qu’il ne faut pas faire !

  • Il est très dangereux pour votre lapin de changer brutalement et radicalement son alimentation sans faire de transition alimentaire.
    L’introduction d’un nouvel aliment dans les repas de votre lapin doit se faire de façon progressive pour limiter les risques de troubles digestifs graves. En effet, les brusques changements alimentaires perturbent la flore intestinale et favorisent le développement de bactéries dangereuses comme les clostridies responsables d’entérotoxémies souvent mortelles pour les lapins.
  • Les lapins nains de moins de trois mois ne doivent pas consommer de verdure.
  • Attention certaines plantes sont toxiques pour le lapin: colchique, coquelicot, bouton d’or, digitale. 
  • Votre lapin ne doit pas manger une seule fois par jour ou à des heures irrégulières. Prévoir trois petits repas par jour.
  • Après une période de jeûne prolongée, veillez à ré-alimenter le lapin progressivement par petites quantités. Cela évitera en particulier qu’il mange trop vite, car l’ingestion de particules grossières peut entraîner des troubles digestifs (ballonnements, typhlite…).
  • Si vous donnez des aliments « frais » à votre lapin, veillez à ce qu’ils ne soient pas altérés et bien lavés. Les vieille feuilles de salades, les restes de légumes destinés à la poubelle ou le foin moisi sont dangereux pour sa santé car il aura des difficultés à les digérer.
  • Si vous ramassez de l’herbe ou des légumes, assurez-vous qu’ils ne sont pas toxiques. C’est-à-dire qu’ils n’aient pas reçu de pesticides, insecticides, engrais, etc…. Mieux vaut éviter et si vous y tenez, lavez-les très bien.
  • La supplémentation en vitamines et en minéraux, et en particulier vitamines A, D et E et calcium, ne doit se faire que sur conseil de votre vétérinaire.
  • Vous ne devez pas laisser dans la cage entre les repas des aliments abîmés ou mouillés, ils risquent de fermenter et de causer des diarrhées souvent graves. Les troubles digestifs dus à des aliments non adaptés sont la première cause de mortalité des rongeurs.

Conclusion

Le lapin est un herbivore particulier qui a des besoins alimentaires qui lui sont propres. Toute erreur dans l’alimentation peut être fatale car le système digestif du lapin est complexe et fragile. C’est pourquoi il est indispensable de bien suivre ces quelques recommandations et d’éduquer les enfants souvent responsables de la distribution des repas.

 

d’après le blog vet and the city

La mue : que faire quand il perd ses poils ?

Deux fois par an, nos animaux domestiques (chiens, chats, lapins, furets) vont connaître une période de mue. Bien que tout à fait naturelle, cette chute de poils peut avoir des conséquences néfastes pour nos compagnons, en particulier chez ceux tels les lapins ou les chats qui portent une attention toute particulière à leur toilette et peuvent absorber une grande quantité de poils à cette occasion.

                                                                           chiots-berger-allemand-1_medium

LA MUE : UN PHENOMENE NATUREL

Au Printemps et à l’Automne, nos animaux domestiques vont faire peau neuve afin de se préparer à mieux supporter les variations climatiques à venir.

Les animaux sortant peu, voire pas du tout, subissent moins les variations de température que  ceux fréquemment à l’extérieur. Ils peuvent donc perdre leur poil de manière plus régulière tout au long de l’année en dehors des périodes «traditionnelles» de mue.

LES DESAGREMENTS LIES A L’ABSORPTION DE POILS 

Lorsqu’une importante quantité de poils est absorbée par léchage, elle peut venir se localiser dans le tube digestif d’un animal et se comporter comme un corps étranger.

                                                                    

Ce phénomène se rencontre principalement :

  • Chez les animaux ayant un comportement de toilettage très marqué : Les chats ou lapins particulièrement attentifs à leur toilette peuvent absorber beaucoup de poils en se léchant.
  • Chez des animaux parasités (présence de gale, puces, cheyletiellose…) qui s’arrachent les poils en se grattant et en avalent une grande quantité.

Ces boules de poils sont parfois relativement bien tolérées, au moins en début d’évolution (notamment lorsqu’elles sont présentes dans l’estomac) mais sans la mise en place rapide d’un traitement, les symptômes pourront s’accentuer jusqu’à s’apparenter à ceux d’une véritable occlusion.                                                       

  • Chez les rongeurs (lapin, chinchilla, cobaye, hamster) ces “boules” de poils vont provoquer des troubles du transit : une stase gastrique (ralentissement du transit digestif et accumulation des aliments dans l’estomac) pourra faire suite à leur absorption.
    Ces troubles digestifs seront encore accentués chez les rongeurs qui boivent peu et reçoivent un régime pauvre en cellulose et en verdure fraîche : le transit est ralenti davantage encore et les boules de poils contenues dans l’estomac se déshydratent donnant naissance à des amas très compacts appelés trichobézoards.
    L’animal fait alors de petites crottes très dures et sèches voire plus de crottes du tout ; il devient moins vif et perd progressivement l’appétit.
  • Chez les chats, les troubles associés à la présence des trichobézoards sont ceux d’une gastrite chronique (inflammation chronique de l’estomac) : l’animal mange moins bien, vomit régulièrement…(des poils pourront être retrouvés dans ses vomissures ou ses selles)

LE BROSSAGE : UNE PREVENTION EFFICACE

L’entretien du poil passe par un brossage ou un peignage régulier de votre animal de compagnie.

Si les animaux à poil mi-long ou long doivent être très régulièrement brossés, ceux à poil court demandent eux aussi une certaine attention.

En effet, le brossage permet bien entendu de préserver une belle robe mais ce n’est pas tout.

Au-delà de l’aspect purement esthétique, un brossage régulier permet :

  • L’élimination des poils morts et des saletés qui s’installent dans le pelage
  • D’éviter la formation de bourres et de nœuds non seulement disgracieux mais qui peuvent également faire souffrir l’animal (ces nœuds tirent sur la peau) 
  • De vérifier l’absence de parasites dans le pelage de votre animal (puces, tiques, aoûtats…)
  • De limiter de façon très importante l’absorption de poils et la formation des trichobézoards et de leurs inconvénients
     

L’idéal est d’habituer très rapidement votre compagnon à être brossé. Ce toilettage pourra alors devenir un véritable moment de complicité. 

 

Gant, carde ou étrille ?                                                   

Côté matériel, chez les animaux à poil court, vous pouvez utiliser un gant ou bien encore une étrille en caoutchouc. Chez ceux à poil mi-long ou long, vous choisirez une carde (Il s’agit d’une brosse à picots très souples). Un peigne (dents fines et/ou espacées) viendra compléter la panoplie.

Le rythme des brossages sera bien entendu fonction de la nature du poil : de mensuel pour le court (rythme accentué en période de mue), il s’établit à une fois par semaine en moyenne pour le mi-long et à deux fois pour le long. Il deviendra quotidien voire bi-quotidien lors des mues.

Le plus facile est de poser votre animal sur une table afin qu’il soit à votre hauteur. Commencez par l’arrière de l’animal, en brossant dans le sens du poil puis en remontant. Passez ensuite au peigne. N’oubliez pas les culottes et l’arrière des oreilles.

Il arrive que, faute d’entretien, les poils doivent être tondus. C’est le cas lorsque les nœuds sont pratiquement « collés » à la peau. Dans ce cas, seule une tonte à ras permet de retirer ces grosses bourres de poils.

Attention, dans ce cas, à ne pas employer de ciseaux : les bourres sont souvent présentes dans des zones où la peau est très fine et vous risqueriez de couper votre animal !

 
EN CAS DE TROUBLES : N’HESITEZ PAS A CONSULTER

Diverses mesures peuvent être instaurées pour lutter contre la présence de boules de poils lorsqu’elles n’ont pas encore de répercussion sur l’état général de l’animal: 

Une augmentation du transit est, dans ce cas, recherchée afin de les éliminer par les voies naturelles:

  • lubrification des parois digestives,
  • augmentation du transit à l’aide d’un traitement médicamenteux,  
  • augmentation de la quantité de fibres dans la ration alimentaire grâce à des poireaux, courgettes, endives…

Ces mesures curatives mises en place rapidement vont limiter les risques d’évolution vers des troubles occlusifs et la chirurgie parfois nécessaire pour les traiter.

N’hésitez donc pas à demander conseil à votre vétérinaire lors de tout vomissement de poils ou lorsque des poils sont retrouvés dans les excréments de votre animal. Il saura vous indiquer un traitement à mettre en place pour tenter d’éliminer ces poils par les voies naturelles

(Rappelons que l’anatomie spécifique des lapins ne leur permet pas de vomir et que les vomissements de poils ne peuvent donc pas être signe de présence de trichobézoards chez eux. Toute modification du transit de votre lapin doit donc vous alerter sur la présence possible de boules de poils dans le tube digestif (crottes plus dures, plus sèches que d’habitude ou émises en très petites quantités…))

Certaines mesures peuvent limiter les risques d’occlusion liés à l’absorption de poils par nos animaux durant leurs périodes de mue comme :

  • Un brossage biquotidien des animaux à poils longs pour limiter au maximum l’ingestion de poils
  • La distribution régulière d’une spécialité vétérinaire aidant à la migration de ces poils chez les animaux qui en vomissent régulièrement (huile de paraffine en gel, ésérine…)

Mutation du gêne MDR1 ou intolérance médicamenteuse chez les chiens de berger

Vous êtes l’heureux propriétaire d’un Colley, d’un Border Collie ou chien de Berger Australien ! Saviez-vous que votre chien peut être porteur d’une maladie génétique appelée mutation du gêne MDR1 ou intolérance médicamenteuse ?

                                                                      BERGER AUSTRALIEN

La mutation du gène MDR1 était connue pour être responsable d’une intolérance à un médicament anti-parasitaire appelé l’ivermectine, provoquant un coma mortel chez les chiens de race Colley.

Une étude toute récente vient de montrer que ce gène intervenait dans la tolérance à beaucoup de médicaments, et  que plusieurs races étaient concernées.

En fait, cette mutation génétique existe chez les Colleys, les Shetland, les Bergers Australiens, les Bergers Blancs Suisses, et les Border Collies.

Et cette mutation est responsable d’intolérance à de nombreux médicaments d’utilisation fréquente (en gastro-entérologie, en anesthésie, en parasitologie, en cardiologie, en cancérologie, en dermatologie…) la liste s’allongeant régulièrement. On peut citer entre autres le Lopéramide (Imodium), les ivermectines (vermifuges pour chiens, pour bovins et pour chevaux : attention aux crottins de chevaux traités !), le Stomorgyl (un antibiotique pour chiens) et bien d’autres encore. Dans la plupart des cas, le chien tombe dans un coma profond qui mène au décès de l’animal.

Le dépistage génétique de cette « maladie », qui ne concernait à la base que quelques colleys, peut maintenant s’appliquer aux autres races de chien de berger sensibles à cette mutation.

A l’occasion d’une consultation, un prélèvement ADN pourra si vous le souhaitez être pratiqué sur votre animal. Il consiste en un écouvillonage de la muqueuse buccale, en frottant les gencives de votre chien à l’aide d’un coton-tige placé dans un milieu de transport adapté, envoyé à un laboratoire spécialisé dans les analyses génétiques. Le but sera de connaître l’éventuelle sensibilité particulière de votre chien, et d’adapter les soins qu’il pourra recevoir tout au long de sa vie. En particulier en évitant les médicaments impliqués dans cette anomalie génétique. Le coût de cette  analyse est d’environ 75 euros.

L’analyse déterminera si votre chien est homozygote négatif (chien non porteur de la mutation donc « normal »), homozygote positif (donc doublement porteur de la mutation et donc très sensible aux médicaments incriminés avec un risque mortel) ou hétérozygote (donc légèrement sensible, pouvant présenter des signes neurologiques allant de bénins à graves en cas d’administration de ces médicaments).

L’intolérance médicamenteuse est une  maladie génétique : les animaux hétérozygotes ou homozygotes positifs sont donc susceptibles de transmettre le gêne défectueux à leur descendance et ne devraient donc pas être mis à le reproduction.

Nous vous invitons à préciser à votre vétérinaire à chaque consultation le résultat du test génétique, surtout si votre chien est porteur du gêne muté MDR1. A chaque vermifugation ou pour tout traitement anti-parasitaire, il faut vérifier que la molécule administrée ne figure pas dans la liste de médicaments interdits. De même lors de toute anesthésie, le statut de votre chien vis à vis de la maladie est important à connaître. N’hésitez-pas à nous contacter en cas de doute.

Connaître le statut génétique de votre chien vis à vis du gêne MDR1 peut sauver la vie de votre animal…

Vous trouverez une liste des médicaments interdits aux chiens touchés par cette mutation génétique sur le site collie-on-line en suivant ce lien .

Adopter un chaton orphelin

Adopter un chaton orphelin

Les chatons naissent sourds et aveugles, ce n’est qu à partir de l’âge de 14 jours que les yeux s’ouvrent, et que l’audition est possible. Avant toute chose, vérifiez que le chaton ne soit pas infesté par des parasites, puces ou tiques, il faudra alors le traiter à l’aide de pipettes spécialement formulées pour chaton. Ces pipettes ont également une action contre les vers, et doivent donc être utilisée tous les 15 jours jusqu’à l’âge de 2 mois puis une fois par mois jusqu’à 6 mois.

On ne lave jamais un chaton avec un shampooing anti-parasitaire : ces shampooings sont toxiques et peuvent provoquer des convulsions, pouvant aller jusqu’à la mort de l’animal.

 

Alimentation                                                                                

Il faut nourrir le chaton au biberon avec un lait de remplacement pour chatons (disponible à la clinique), en respectant bien le dosage de lait en poudre : 1 cuillère doseuse arasée pour 30 ml d’eau. Un lait de remplacement trop dilué ou trop concentré peut provoquer diarrhée ou constipation. On nourrit le chaton :

  •  toutes les 3 heures la 1ère semaine (même la nuit), chaque repas représentant 2 à 5 ml
  •  toutes les 4 heures la 2ème semaine, chaque repas représentant 5 à 10 ml
  •  toutes les 5 heures la 3ème semaine ,chaque repas représentant 10 à 15 ml
  • toutes les 6 heures la 4ème semaine,chaque repas représentant 10 à 15 ml

Il est important de ne pas placer les bébés sur le dos pour les nourrir parce que le lait pourrait aller dans leurs poumons. Il faut plutôt les placer sur le ventre comme ils seraient placés s’ils tétaient leur mère.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Notre mascotte Izy à l’âge de 6 semaines !  

Après chaque tétée, il faut stimuler les bébés pour qu’ils fassent leurs besoins. Pour ce faire, vous devez frotter délicatement leurs organes génitaux avec un linge humide, voire stimuler les marges de l’anus avec un coton tige humidifié ou recouvert d’un peu de vaseline.

Il est recommandé de placer les bébés chats dans une boîte dans laquelle vous placerez des couvertures et une bouillotte (ou une lampe chauffante) pour les garder bien au chaud jusqu’à l’âge d’environ 3 semaines jusqu’à ce qu’ils soient capables de réguler leur température corporelle. Afin d’éviter que la bouillotte ne cause des brûlures, assurez-vous de bien la recouvrir avec les couvertures.

Vous  leur présenterez de la nourriture en boîte pour chaton dans une petite assiette plate dès l’âge de 4 semaines, âge auquel le chaton commence à avoir des dents. Vous pouvez également présenter le lait dans une petite écuelle. Dès que le chaton commence à boire seul, vous supprimerez les biberons. Le lait n’est plus nécessaire autour de 6 semaines d’âge.

Le chaton devra alors recevoir soit uniquement des croquettes pour chatons en croissance, soit une alimentation mixte, qu’il faudra équilibrer suivant ses besoins. Nous vous proposerons une ration équilibrée lors de sa première visite vaccinale.

Le chat est un chasseur qui, dans la nature, effectue un très grand nombre de repas de faible volume. Une alimentation en  libre-service, à l’aide de croquettes de bonne qualité, est donc le mode de distribution alimentaire qui s’approchera le plus de sa façon naturelle de s’alimenter. La gamelle doit se trouver dans un endroit calme où le chat peut venir manger sans être dérangé.

Il est également possible d’utiliser un pipolino, sorte de gamelle roulante ludique qui stimule le chat, et lui permet d’assouvir sa faim et son besoin d’exercice.


Apprentissages

La propreté a logiquement été apprise par imitation de la mère et le chaton est généralement déjà propre lorsqu’il est adopté. Il faut mettre à sa disposition une ou 2 litières, le chaton adopte en général spontanément la litière, toute malpropreté est à signaler lors de la consultation vaccinale car elle est révélatrice d’un état anxieux.

Certaines règles de base pourront être apprises au chaton à son arrivée à la maison comme ne pas grimper sur les tables ou ne pas gratter la terre des plantes. Ces apprentissages se feront en lui donnant un ordre bref “non” et en détournant son attention vers une activité ludique (par exemple, jet d’une balle…). Le chat est, par ailleurs, sensible aux récompenses. Le féliciter  et le récompenser (caresses, croquettes…) aidera lors des séances d’apprentissages. Le chaton est très joueur, le moindre objet est source de jeux, il faut lui fournir de nombreux jouets afin de canaliser son activité débordante.
                    
Dès son adoption, il peut également être très intéressant d’habituer le chaton à toutes sortes de manipulations.
Ce dernier supportera d’autant mieux les futures contraintes qu’il a été  manipulé régulièrement très jeune. Il est conseillé d’apprendre à lui ouvrir la gueule (pour une administration ultérieure de cachets par exemple ou un brossage des dents), d’examiner régulièrement ses pattes, ses oreilles, ses yeux (ce qui facilitera les soins en cas d’otite, conjonctivite…). Jeune, il s’habituera facilement à être brossé ou à ce qu’on lui coupe les griffes…

Si votre chaton attaque vos pieds ou vos mains, ne le laissez pas faire : il joue au prédateur, ce qui est autorisé avec des objets mais interdit avec les êtres humains ; une petite tape avec le bout du doigt sur le côté du museau (je précise « petite tape », il ne s’agit pas de faire mal, juste d’imiter les mamans-chats), un arrêt du jeu, voire une pulverisation d’eau devraient suffire à supprimer les comportements inadequats.

 

Vaccinations

Le chaton peut être vacciné dès l’âge de 7 semaines, il aura un rappel vaccinal 4 semaines après sa première vaccination. Si votre chaton présente un jetage nasal (il mouche et éternue), a les yeux qui pleurent ou tousse, il a probablement un coryza ou une chlamydiose inoculé par sa mère, et il faut l’emmener rapidement chez son vétérinaire.